Facebreaker

Facebreaker

Lorsque l'on associe EA Sports et jeu de boxe, on pense automatiquement à l'excellente série des Fight Night, et en particulier au dernier épisode, sorti il y a deux ans sur Xbox 360. Ce titre nous avait fait grosse impression en alliant des graphismes aux petits oignons et un gameplay original. On avait donc toutes les raisons de penser qu'EA profite de leur expérience en matière de boxe pour faire de Facebreaker un incontournable du genre. On savait déjà que le petit dernier se démarquait des Fight Night en proposant un design très cartoon et une ambiance décalée, mais force est de constater que la prise en main aussi est totalement différente. Alors que Fight Night cherchait à retranscrire de manière réaliste les techniques de boxe, Facebreaker se réclame ouvertement de l'école des jeux où le matraquage de boutons est la règle. Le petit plus de ce titre est donc à chercher du côté d'un aspect qui pourrait pourtant paraître anecdotique : la prise en compte de la déformation progressive du visage des combattants.

Test Facebreaker Xbox 360 - Screenshot 74Il est possible de télécharger les boxeurs édités par les autres joueurs.

Comme son nom l'indique bien, la spécificité de Facebreaker est de malmener particulièrement le visage de ses combattants. Si les graphismes de manière générale ne cassent pas réellement des briques, la modélisation des déformations faciales et des blessures est effectivement bien réalisée. Les boxeurs ne sont pas tous des gravures de mode avant de monter sur le ring, mais ils en sortent souvent avec le visage en bouillie. Cet aspect peut paraître gadget lorsque l'on joue avec l'un des douze combattants de base, mais il prend tout son sens lorsque l'on se penche sur l'éditeur de personnages. En effet il est possible de créer des avatars avec votre propre trombine ou celle de vos amis. Pour cela vous avez deux choix : transférer une photo sur votre compte EA Sports World ou utiliser directement une caméra branchée sur la console. Il est aussi possible de télécharger les avatars créés par les joueurs du monde entier. Vous rêvez de voir s'affronter George W. Bush et Chuck Norris ? D'autres y ont pensé pour vous et mettent à disposition leurs alter ego sur le net. EA montre d'ailleurs l'exemple en proposant directement la modélisation de quelques personnalités : vous trouverez ainsi Peter Moore, le président de EA Sports, ou la bimbo Kim Kardashian. Vous l'aurez compris, le plaisir est moins d'incarner des célébrités que d'admirer leurs visages tuméfiés...

Test Facebreaker Xbox 360 - Screenshot 75Un facebreaker retournera littéralement le visage de votre adversaire.

Facebreaker se présente donc comme un bon moyen de rire et de se défouler. Même si on est loin d'un Fight Nitght, un tel choix aurait pu se justifier. On se souvient par exemple que la série des Ready 2 Rumble a su séduire son public en lui proposant de boxer sans se prendre la tête. Malheureusement ce n'est pas Facebreaker et son gameplay simple à l'excès qui prendront le relais de cette série dans le cœur des joueurs. Un bouton vous permettra de faire des coups hauts, un autre des coups bas. Si vous les laissez enfoncés, vous préparerez un crochet un peu plus puissant et vous pourrez esquiver les attaques correspondantes. Par exemple lorsque vous amorcez un crochet haut, vous ne craignez plus les coups hauts de votre adversaire. Vous pouvez ainsi lui asséner le crochet en question dès qu'il vous a manqué, mais rien ne l'empêche d'esquiver à son tour... Le système de parade est à peu près du même acabit puisqu'il s'agit seulement de bloquer le coup tout en préparant son crochet. Cet étrange ballet vous portera vite sur les nerfs : on a toujours l'impression d'avoir une chance sur deux de réussir à parer ou à esquiver les coups du joueur adverse. Par contre, lorsque vous affronter l'IA, celle-ci semble étrangement au courant du coup que vous préparez. Autant dire que la difficulté est loin d'être bien calibrée. Il n'y a pas de juste milieu : soit vous enchaînez votre adversaire à toute vitesse, soit les coups ne finissent pas de pleuvoir sur vous. Dans cette course à celui qui fait le plus gros combo, le vainqueur aura le privilège d'infliger des dégâts impressionnants à son adversaire en utilisant un "casseur". En effet vous remplissez une jauge en bas de l'écran à force d'enchaîner les coups sans vous faire toucher. Lorsque celle-ci est pleine, vous pouvez décrocher un "facebreaker" qui mettra directement fin au combat.

Test Facebreaker Xbox 360 - Screenshot 76Il ne vous reste plus qu'à taper frénétiquement sur toutes les touches.

Si la simple perspective de vous ruiner les pouces en martyrisant les boutons de votre manette ne suffit pas à vous effrayer, sachez tout de même que l'organisation des combats pose elle aussi de sérieux problèmes. Il vous faudra ainsi infliger trois K.O. à votre adversaire pour remporter la victoire. Si au terme des trois rounds le combat n'est pas terminé, tout se joue sur une mort subite : le premier à perdre connaissance a perdu. Il s'agit là d'un système horriblement injuste puisque vous pouvez bien mener la totalité de la rencontre mais perdre cet ultime round. Ajoutez à cela le fait qu'il est possible de se refaire petit à petit une santé et vous obtenez des combats horriblement longs et répétitifs. Les plus courageux pourront tout de même organiser des tournois avec leurs amis ou jouer sur le net, mais il leur faudra venir à bout du rébarbatif mode "bagarre en barre" pour débloquer tous les personnages et tous les rings. En conclusion seules la création et la démolition de personnages valent le coup dans ce jeu de boxe, n'espérez pas prendre le moindre plaisir en enchaînant des combats qui finissent tous par se ressembler.

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