Castle Crashers

Castle Crashers

A la base de Castle Crashers se trouve une scénario anémique qui peut se résumer comme suit : des vils malandrins attaquent le château du roi et kidnappent ses quatre filles. Le roi exige alors de son plus valeureux chevalier qu'il parte sur le champ occire les crapules et récupérer les donzelles. Difficile de faire plus simple. Cependant, si ce point de départ est tout ce qu'il y a de plus insignifiant, le soft se distingue immédiatement par son traitement graphique particulier et son univers unique. Castle Crashers mélange avec intelligence des personnages adorables et quelques éléments franchement cradingues. En traversant les premières salles du jeu avec notre adorable petit chevalier (qu'on aura choisi parmi 4 combattants au pouvoir particulier avant de débuter la partie), on marchera par exemple sur les dépouilles ensanglantées des membres de la garde royale. Plus tard, après avoir découpé en rondelles tout un tas d'ennemis plus improbables les uns que les autres, on observera de pauvres créatures innocentes, tels des hibous ou des biches, déféquer avec conviction à l'approche d'un boss massif. Castle Crashers donc, avec ses mille couleurs et son décor de conte de fée, s'amuse continuellement à pervertir gentiment tout ce qu'il touche. Aussi étrange que le terme puisse être pour décrire un tel univers, le résultat est tout à fait délicieux.

Test Castle Crashers Xbox 360 - Screenshot 18Faites chauffer vos petits doigts. Castle Crashers ne laisse pas une seconde de répit.

Dès lors, on prendra plaisir à progresser dans des niveaux qui à chaque fois, nous jettent quelque chose de complètement inattendu à la figure. L'humour, bien gras, est omniprésent et s'associe avec un gameplay ultra bourrin, mais néanmoins jouissif. En gros, on ne compte que sur une touche de saut, une attaque de base, un coup puissant et une attaque magique (qui varie selon le type de chevalier sélectionné au début). En combinant tout ça, on passera son temps à vaporiser des légions d'adversaires et des boss qui encore une fois, font preuve d'autant de charme et de poésie qu'un tas de purin. A l'instar d'un jeu de rôles, notre héros peut développer ses capacités en accumulant de l'expérience en distribuant des points de compétence dans quatre critères différents : la force, la défense, la magie et l'agilité. En prenant des niveaux, vous obtiendrez également de nouveaux coups que vous vous empresserez ensuite de tester sur la grande variété d'ennemis du jeu.

Test Castle Crashers Xbox 360 - Screenshot 20N'hésitez pas à piquer le destrier du roi pour gagner un peu de hauteur.

A tout cela s'ajoute une bonne petite quantité d'armes que vous arracherez généralement des paluches de vos ennemis, mais que vous pourrez également acquérir pacifiquement, en dépensant vos piécettes chez les marchands. Ces armes boosteront certaines de vos caractéristiques et il faudra donc les choisir en fonction de votre manière de jouer. On passera donc des traditionnelles épées aux masses d'armes, aux haches, aux baguettes magiques, aux matraques avant de tomber sur un sabre laser ou une lame enflammée. On comptera aussi sur des petites bestioles, récupérées dans les niveaux et qui vous offriront différents avantages : plus d'EXP ou un peu de renfort lors des combats, à vous de choisir votre familier en fonction de vos besoins. Des objets divers comme des bombes, des potions de soin ou des sandwichs capables de vous transformer en une sorte de Hulk médiéval viendront également ajouter encore un peu de variété au chaos ambiant.

Test Castle Crashers Xbox 360 - Screenshot 21Et là, on se sent vachement humble.

Car au-delà de son univers délirant et de sa loufoquerie absolue, l'élément le plus caractéristique de Castle Crashers est sans conteste la dimension chaotique des affrontements. Le titre se complaît dans le désordre, aime à vous balancer des dizaines d'ennemis sur la tronche, se délecte des explosions et des effets en tout genre. Les décors, parfois très chargés, associés à des mêlées dantesques, font qu'on perdra souvent notre personnage de vue. Voilà sans doute le seul véritable reproche que l'on peut adresser au soft. Mais curieusement, cette extrême confusion n'est pas particulièrement rédhibitoire tant elle semble convenir à l'esprit de Castle Crashers. Au fond, le jeu n'est rien d'autre qu'une gigantesque empoignade, une bagarre de pub irlandais, et le bazar omniprésent ne lui porte pas vraiment préjudice.

Test Castle Crashers Xbox 360 - Screenshot 22Yeah baby ! Move your body !

Reste à mentionner un dernier aspect : la dimension multi de Castle Crashers. En effet le titre de Behemoth n'est jamais aussi plaisant que quand on le pratique à 4, sur la même console ou sur le Xbox Live. En co-op, chaque joueur dispose de son propre personnage et doit combattre aux côtés de ses pairs, leur venir en aide s'ils succombent et même les affronter à la fin d'un niveau, afin d'être seul à pouvoir embrasser l'une des jolies princesses. La trouvaille est ingénieuse puisqu'elle instille le doute auprès des joueurs, qui tendront alors à laisser les autres aller au charbon en se préservant en vue du combat final. Hélas, sur le Live, le jeu est presque totalement injouable à plus de trois joueurs et on attend avec impatience le patch promis par les développeurs. A tout cela s'ajoutent des modes supplémentaires, des combats en arène, des personnages à débloquer et de nombreux secrets dissimulés dans les niveaux et pas toujours accessibles lors de la première visite. Castle Crashers promet donc de nombreuses heures de jeu et cela malgré une aventure principale qui ne prendra pas plus de 4 ou 5 heures à rendre l'âme. On vous recommande donc chaudement de jeter un oeil à la version d'essai et de vous laisser séduire par cet excellent défouloir.

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