Bladestorm : La Guerre De Cent

Bladestorm : La Guerre De Cent Ans

Vous qui êtes féru d'histoire, saviez-vous que la Guerre de Cent ans avait été marquée par le sceau d'un jeune bellâtre (voire d'une jeune demoiselle) ? Non, eh bien, c'est ce que propose de vous raconter Omega Force et Koei à travers Bladestorm : La Guerre De Cents Ans. Bon avant cela, vous devrez créer votre champion en choisissant son sexe, son visage et sa voix parmi trois choix possibles. Au demeurant, sachez tout de même que malgré quelques voix françaises connues, le doublage français reste très moyen, la plupart des comédiens étant à des années-lumière d'une prestation décente. Quoi qu'il en soit, une fois donné naissance à votre héros, vous arriverez dans une taverne d'où vous aurez moult choix à votre disposition, puisque cette modeste bâtisse vous servira de quartier général.

Test Bladestorm : La Guerre De Cent Ans Xbox 360 - Screenshot 129La qualité graphique a une bonne centaine d'années de retard.

Ainsi, c'est au milieu de poivrots et de mercenaires que vous pourrez effectuer diverses actions. Tout d'abord, vous pourrez équiper votre avatar des pieds à la tête ou effectuer divers achats à commencer par les ouvrages. Ces livres sont en fait liés aux types de troupes que vous pourrez commander sur le champ de bataille. Ainsi, on trouve onze unités différentes dans Bladestorm, des lanceurs de couteaux aux soldats sachant manier les rapières, les couteaux ou les haches en passant par les lanciers, les cavaliers, etc. De plus, en récoltant des PC (expérience), vous pourrez booster les ouvrages afin d'augmenter les caractéristiques et les compétences de vos hommes. Autre chose à retenir, les affinités entre unités. En effet, une "massue" sera efficace contre un cheval, un "arc" sera efficace contre une "pique" qui elle sera à préconiser pour attaquer une "épée" et ainsi de suite. Pour en terminer avec la taverne, vous aurez aussi le choix d'obtenir de nombreuses informations sur tous les personnages importants et unités de l'histoire. D'ailleurs, autant vous dire tout de suite que c'est un peu le grand n'importe quoi à ce niveau vu qu'en plus des chevaliers en armure propres sur eux, on trouve dans le titre des soldats romains, des ninjas, des éléphants, j'en passe et des meilleures. J'espère donc que vous n'avez rien contre quelques petites libertés historiques. Mais revenons à nos moutons.

Test Bladestorm : La Guerre De Cent Ans Xbox 360 - Screenshot 130La création de notre avatar reste limitée.

Une des choses les plus importantes de cette fameuse taverne ne concernera pas certaines conversations, peu intéressantes, qu'on peut écouter aux abords des tables mais bel et bien les contrats qu'on peut obtenir. En fait, ces contrats ne sont rien de moins que les missions de l'aventure principale. En tant que mercenaire, vous aurez alors le choix de vous enrôler dans les rangs anglais ou français. A noter que seules les missions précédées d'un point d'exclamation sont vitales pour l'avancée du scénario. Une fois jeté votre dévolu sur un des contrats, la bataille pourra commencer, enfin presque. Avant cela, vous aurez encore à modifier, si vous le souhaitez, votre équipement, distribuer des points de compétence ou glaner quelques renseignements sur vos adversaires. Enfin, si vous évitez le piège de la retraite, vous pourrez enfin vous projeter dans la bataille. Ici, le titre retrouve le chemin d'un Dynasty Warriors même si vous ne pouvez pas, à proprement parler, frapper vos ennemis. Dans un premier temps, il vous faudra vous approcher d'une unité alliée afin d'en prendre le contrôle. Si vous n'êtes pas satisfait de votre troupe, rien ne vous empêchera de diriger une autre troupe, dans la limite de ce que vous permettent vos ouvrages bien évidemment. Pour chaque type d'unités, trois techniques seront disponibles, si tant est que la jauge d'action rattachée à chaque attaque soit pleine, ceci se faisant plus rapidement si des joueurs de trompettes se tiennent près de vos hommes. Ensuite, il restera à vous rendre à l'endroit indiqué sur la map et à défourailler comme un beau diable, votre héros utilisant la technique choisie ou frappant automatiquement un ennemi proche.

Test Bladestorm : La Guerre De Cent Ans Xbox 360 - Screenshot 131Les combats sont aussi brouillons que dans Dynasty Warriors.

Dommage que sur ce point Bladestorm soit aussi fouillis que Dynasty Warriors. En effet, entre des corps se mélangeant comme dans les meilleurs John B. Root, des explosions d'effets et l'obligation de tourner la caméra pour savoir de quoi il en retourne, on a vite fait de pousser de gros, très gros soupirs, comme chez Marc Dorcel. L'autre lien de parenté avec la franchise de Koei consiste à remplir une jauge de moral pour profiter durant quelques secondes du mode Ardeur (tiens, un autre point commun avec les films de John B. Root) qui vous octroiera un regain de puissance. Bien utile quand il s'agit de placer des combos vous rapportant bien plus d'EXP lorsqu'ils s'élèvent au minimum à 50. Ceci dit, le côté stratégique est réduit à sa plus simple expression même s'il est aussi question d'utiliser des porteurs d'étendards pour augmenter l'attaque de vos unités tout en baissant la défense de vos ennemis. Une autre méthode est d'appeler vos recrues, qu'on peut engager dans la taverne, ceci étant surtout appréciable lorsque vous ne contrôlez aucune troupe. Pourtant, malgré ces subtilités ou bien encore les effets de capacités spéciales pour infliger des dégâts élémentaires, esquiver, charmer ou augmenter la vitesse de déplacement de vos hommes, Bladestorm se saborde de lui-même à cause d'erreurs impardonnables. Ceci dit, si une réalisation vieillotte et une action confuse ne vous rebutent pas, vous pourrez toujours essayer ce titre qui comporte une partie "gestion de troupes" plutôt complète.

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