Ikariam


Ikariam est un jeu web vous donnant l’occasion de gérer et de développer un empire insulaire dans le cadre de la Grèce antique. Après avoir choisi parmi les 9 serveurs proposés, celui qui verra votre nation naître, prospérer puis dominer toutes les autres (parce qu’avouons-le, c’est tentant), vous vous retrouverez avec une petite cité, aléatoirement placée sur la carte du Monde, et peuplée seulement de 40 colons. Dès lors débute une inexorable recherche de développement, qui peut prendre des tournures bien différentes en fonction de vos méthodes.

Ikariam

Dans l’antiquité, le monde était plat, c’est du moins ce qu’on pensait, et c’est donc tout naturellement que le monde d’Ikariam est, lui aussi, plat, découpé en abscisses et ordonnées, de 0 : 0 à 100 : 100. Sur cette vaste carte sont disséminées d’innombrables îles, bases de l’économie de chaque cité. En effet, chaque île dispose de deux types de ressources, l’une commune à toutes les îles (le bois), l’autre dite rare (le vin, le soufre, le marbre ou le cristal). Pour profiter de toutes les ressources rares, il faut donc coloniser différentes îles. Mais la construction de nouvelles cités n’est pas si facile, et vous devrez faire face à la corruption des gouverneurs de vos colonies, si vous ne développez pas suffisamment votre palais et ses résidences, symboles de votre puissance. Une fois toutes les différentes ressources en votre possession, votre empire insulaire est prêt à vivre son âge d’or. Il vous faut quotidiennement envoyer du vin dans toutes vos cités, afin de rendre votre population heureuse, ce qui augmente la rapidité de sa croissance. A l’inverse, oubliez d’abreuver tout ce petit monde, et il entrera dans une colère noire jusqu’à quitter votre cité. Le marbre est rapidement indispensable pour construire des bâtiments avancés, le cristal est utilisé pour la recherche et l’armée, quant au soufre, il est la base de la création de troupes.

Test Ikariam Web - Screenshot 6Le rendu des cités est agréable, et l’on prend plaisir à les bichonner.

Chaque site de production a un niveau qui repousse la limite d’habitants que l’on peut consacrer à l’extraction de ressources. Afin d’augmenter les niveaux des sites de production, le joueur doit faire don de quantités importantes de bois, ce qui encourage les échanges au sein de la communauté, et les bonnes – ou moins bonnes si le joueur ne donne pas de bois – relations entre voisins. Chaque île ne disposant que d’une ressource rare, le joueur devra acheter une flotte de commerce (qui peut très vite devenir hors de prix !) et pratiquer des échanges entre ses villes. Attention cependant à surveiller les points d’action des cités, qui augmentent en même temps que l’hôtel de ville. Chaque action, que ce soit un déplacement de troupes, de flottes de guerre ou de flottes de commerce utilise un point d’action.

Test Ikariam Web - Screenshot 7Il faut beaucoup de temps pour venir à bout des nombreuses technologies à rechercher.

Outre les sites de production, chaque île accueille aussi un temple dédié à une divinité spécifique. Il est du ressort des joueurs de développer le temple et la foi de l’île afin de profiter des bonus, temporaires, plus ou moins intéressants qu’ils proposent. On trouve également un arbre des technologies que vous pourrez débloquer à l’aide de vos chercheurs. Si ces derniers sont horriblement coûteux, l’investissement vaut le coup. Pour ceux qui n’ont pas la patience, Ikariam propose d’acquérir de l’ambroisie en échange de quelques piécettes bien réelles. On peut alors obtenir des bonus conséquents, qui déséquilibrent parfois le jeu. Vous pouvez par exemple déplacer instantanément votre ville n’importe où sur la carte contre une quantité importante d’ambroisie, ce qui donne un avantage certain dans les batailles. Des bonus donc malvenus, d’autant que les batailles sont monnaie courante sur Ikariam…

Test Ikariam Web - Screenshot 8Il existe plusieurs designs d’île, ce qui favorise l’immersion.

En effet, si le but, se développer, est commun à tous les joueurs, le chemin emprunté peut être très différent, grâce aux nombreuses possibilités offertes par le jeu. Vous pouvez décider d’être un pacifique commerçant, utilisant sa flotte commerciale aux quatre coins du monde afin de dénicher des comptoirs où les ressources sont vendues à bas prix, ressources que vous pourrez alors revendre à un tarif plus élevé dans l’un de vos comptoirs, à moins que vous préfériez les utiliser. Mais peut-être n’envisagez-vous pas de mettre la main à la pâte, après tout, d’autres joueurs produisent des ressources, pourquoi ne pas aller les prendre chez eux directement ? Développez alors une armée intelligemment, capable de briser les murs les plus élevés, et de résister à vos nombreux adversaires, et adonnez-vous joyeusement au pillage !

Test Ikariam Web - Screenshot 9Une infime partie des innombrables îles comptant chacune des dizaines de cités.

Commerçants ou pilleurs, que vous cherchiez des débouchés, à vous prémunir des pillages ou au contraire à en orchestrer, votre salut est dans le regroupement. Les différents joueurs d’Ikariam sont pour la plupart regroupés dans des alliances aux lignes directrices plus ou moins strictes, qui entraînent de très nombreuses interactions entre les joueurs, via la diplomatie. La communauté, globalement adepte du RP (rôleplay), rend de fait les relations entre alliances très intéressantes. On assiste ainsi à des traités de paix entre alliances aux politiques semblables, alors que des guerres épiques peuvent éclater entre 2 et jusqu’à 8 alliances. Les batailles, navales ou terrestres, sont bien pensées, avec un minimum de stratégie, puisque la composition de son armée est primordiale si l’on aspire à la victoire. Le champ de bataille est divisé en plusieurs zones : le front, où devront combattre des unités solides pour résister aux assauts ennemis, les flancs, occupés par des unités plus légères capables de contourner l’adversaire, l’arrière, réservé aux attaquants à distance, et une zone pour l’artillerie. Deux cases sont également allouées aux engins volants (d’époque…), bombardiers et gyrocoptères, et aux unités de soutien, cuisiniers et médecins. Ces derniers influent respectivement sur le moral et la santé des troupes à chaque tour. Si vous partez sans cuisiniers, vos troupes auront tôt fait de fuir devant vos adversaires ! De la même manière, chaque navire a une place précise sur le champ de bataille, le système est néanmoins moins bien ficelé : les navires eux aussi perdent du moral, sans que rien ne puisse le leur remonter. On assiste donc à des fuites de flotte importantes face à de plus petites flottes… Tout l’aspect guerrier est sujet à quelques bugs, rares toutefois, comme la fuite des troupes sans raison, la disparition puis réapparition de troupes etc.

Après d’âpres combats, la communauté aime à se retrouver sur le forum officiel pour partager quelques chopines dans les tavernes où tous les sujets sont abordés, faire de la réclame pour son alliance, contempler et commenter les plus belles batailles, ou organiser une nouvelle guerre… Parce que la paix, finalement, c’est très surfait !

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