WarHawk

WarHawk

Qu'on se l'offre en ligne ou en version boîte (en bundle avec le micro-casque), il y a une chose qu'il faut garder à l'esprit au sujet de Warhawk, il ne coûte qu'une trentaine d'euros. Mieux vaut le rappeler de suite, ça évitera qu'on se mette à crier au scandale en lisant que le titre ne propose pas de mode solo et seulement 5 maps. Pour bien se représenter la bête, il suffit de penser à Battlefied, un jeu multi avec des véhicules et à imaginer une version « mini » du jeu. Que l'on joue en mode Capture The Flag, Deathmatch en équipe ou solo, ou encore dans la variante du mode domination (Zone) ou démarrera toujours de la même manière : à pied. A chaque respawn, c'est la même histoire et le même choix qui s'offre au joueur qui pourra décider d'incarner un soldat d'infanterie, utiliser une jeep et embarquer un tireur, conduire un blindé ou, évidemment, attraper un Warhawk et s'envoler. On pourra même s'emparer de tourelles défensives si on souhaite protéger sa base et faire un carton sur les ennemis en approche.

Test Warhawk Playstation 3 - Screenshot 55Des récompenses viennent motiver le joueur en pleine partie.

Quoi que l'on choisisse, il suffira ensuite de ne pas négliger de ramasser les items qui jonchent les niveaux, armes en tout genre, bonus de santé etc. Bon, pour être tout à fait clair, évacuons le côté infanterie qui est loin d'être la partie la plus réussie du jeu, la prise en main semblant avoir été calquée sur celle d'un véhicule, se révèle assez perturbante. Le reste en revanche a de quoi satisfaire avec une jouabilité très arcade qui se ressent de la jeep aux avions. Les avions qui sont d'ailleurs le coeur du jeu. D'un design qui évoque un croisement entre un vieux coucou et un aéronef futuriste, les Warhawks possèdent deux modes de vol, une fonction statique et le vol standard, la première pouvant se montrer fort pratique si on désire faire un petit point sur la situation et repérer quelques futures cibles. Quant au vol à proprement parler, lui aussi joue la carte de l'arcade à 200%. Très dynamique, le Warhawk part en tonneau ou en looping d'une simple inclinaison du stick droit qui, couplée aux directions indiquées par le stick gauche ou par un jeu d'accélération/freinage, provoquera des figures qui défient les lois de la physique. Autant de manoeuvres folles qui une fois maîtrisées éviteront au joueur de se fracasser sur une paroi ou de semer les missiles. De plus, en maintenant fermement les touches R2 et L2, on entrera en mode dérapage, idéal pour virer de bord sur place. En résumé, piloter les Warhawks est indubitablement sympathique. Cependant, si Sony a voulu faire de Warhawk l'emblème de la reconnaissance de mouvements de son Sixaxis, les joueurs, eux, auront tôt fait de lâcher l'affaire. Certes, la chose marche mais seulement tant qu'on ne doit pas éviter d'obstacles ou viser avec précision, car dans ces cas-là, c'est la catastrophe et on en revient bien vite aux contrôles traditionnels.

Test Warhawk Playstation 3 - Screenshot 56Les tourelles, un bon moyen de faire un break tout en restant utile.

Même si les Warhawks paraissent tenir un rôle prédominant dans le jeu qui porte leur nom, on aurait pourtant tort de les croire surpuissants. Étonnamment, Incognito a su équilibrer son produit, les avions sont moins solides qu'on le pense face aux troupes au sol qui peuvent les mettre à mal à l'aide de leurs missiles à tête chercheuse et la complémentarité entre les joueurs sera souvent la clef du succès dans un titre qui donne tout de même la part belle aux modes en équipe. La coordination entre les unités montrera rapidement son intérêt alors même qu'il n'est nul besoin de devenir un spécialiste de chaque domaine, la prise en main des véhicules étant comme dit plus haut simple et rapide, nous autorisant à fréquemment changer d'approche. On est donc loin du maniement d'un hélico dans Battlefield. Du coup, ce titre qui ne pèse pas lourd et ne paie pas de mine finit par dévoiler son potentiel qui dépend grandement des personnes avec qui on le pratique. Alors bien sûr, on pourra lui adresser quelques reproches, à commencer par le nombre de cartes un peu chiche, même si ces dernières changent de taille en fonction du nombre de joueurs présents, ou son aspect graphique qui ne casse pas des briques, mais ce serait oublier un détail qui a son importance, Warhawk ne coûte que 29 euros et transforme certaines faiblesses en forces, sa simplicité devenant son efficacité.

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