WALL-E

WALL-E

Plaçons-nous 700 ans dans l'avenir, à l'ère où la planète Terre se retrouve désertée de toute forme de vie. Les humains l'ont quittée pour trouver asile dans un vaisseau spatial, contraints et forcés d'abandonner un monde devenu une véritable poubelle en orbite autour du soleil. A perte de vue, les paysages ne donnent à contempler que de vastes décharges, l'atmosphère polluée ayant peu à peu entraîné l'extinction des insectes et des végétaux. Pourtant, la Terre abrite encore un seul et unique survivant, une créature insolite nommée WALL-E, fusion improbable entre E.T. et R2-D2, qui vaque à ses occupations quotidiennes en tentant d'oublier le poids de la solitude.

Test WALL-E Playstation 3 - Screenshot 25WALL-E et EVE combattant côte à côte.

WALL-E est un robot compacteur programmé par les hommes pour se charger de l'entretien des déchets. De ce fait, il possède la capacité de stocker les ordures dans son ventre métallique pour les faire ressortir instantanément sous forme de cubes. Cette particularité est d'ailleurs largement exploitée tout au long du jeu, la progression imposant régulièrement de recourir à tel ou tel type de blocs pour progresser. La nature de ces cubes dépend en effet du distributeur BnL utilisé pour les produire. Les plus légers serviront par exemple à atteindre des mécanisme éloignés, tandis que les plus lourds feront office de contrepoids. Les cubes de charge sont parcourus par un courant électrique qui permet d'alimenter des bornes inactives, mais il explosent lorsque vous les lancez. Assez tard dans le jeu, WALL-E peut également recourir à des cubes magnétiques qui serviront d'aimants permettant de repousser des obstacles trop lourds à déplacer.

Test WALL-E Playstation 3 - Screenshot 26La Terre dans 700 ans ?

Malgré ce système de cubes à gérer, le gameplay ne sollicite pas vraiment la matière grise du joueur, la résolution des énigmes étant presque toujours mâchée à l'avance. Les distributeurs sont généralement placés juste à côté de l'endroit où les cubes doivent être lancés, et WALL-E ne peut de toute façon transporter que jusqu'à trois blocs à la fois. Bien qu'assez vastes en apparence, les environnements sont d'une linéarité affligeante et les niveaux se traversent donc facilement. En réalité, le seul point qui peut poser problème au joueur réside dans le caractère confus des objectifs. Il suffit que des missions secondaires s'intercalent entre-temps pour qu'on ne sache plus trop ce que l'on doit faire ni où on doit aller, d'autant qu'il n'y a pas de carte pour se repérer. C'est surtout vrai dans les environnements qui font intervenir des portions de terrain à faire pivoter sur elles-mêmes et qu'il faut parcourir dans tous les sens pour mettre la main sur quantité de bonus cachés. Mais si la recherche de ces items est souvent galère, elle reste heureusement facultative.

Test WALL-E Playstation 3 - Screenshot 27Petite session de tir dans l'espace.

En ligne droite, WALL-E est un titre qui se laisse jouer sans pour autant se révéler réellement divertissant. L'éventail assez restreint des possibilités de jeu est compensé par la diversité des niveaux qui s'essayent parfois à des registres très différents. Durant toute la première partie du jeu, les ennemis sont totalement absents, ce qui permet de se familiariser tranquillement avec la gestion des cubes et les mouvements de WALL-E. Le robot glisse sur le sol rapidement mais ses sauts sont très limités. Bien que le cheminement soit toujours imposé et linéaire, les notions de plates-formes sont omniprésentes tout du long, contrairement aux phases d'action qui s'intensifient à mesure qu'on approche de la fin. Les unités de sécurité et les tourelles laser seront vos principaux adversaires durant ces scènes de combat qui donnent l'occasion de recourir au petit canon d'EVE. Malheureusement les phases d'action sont sans doute les moins convaincantes de ce que nous propose le jeu, et ce en dépit des différents types de visée qui nous sont offerts. La vision normale profite d'un lock automatique très efficace mais on perd trop facilement l'ennemi de vue lorsqu'il s'agit d'esquiver. La caméra rapprochée offre la possibilité de straffer pour éviter les tirs latéraux sans pour autant quitter des yeux ses adversaires, mais l'absence de lock complique beaucoup les choses. Enfin, la vue subjective ne permet pas de tirer tout en se déplaçant. Aucun de ces modes n'est donc totalement convaincant, ce qui nous oblige à passer très souvent de l'un à l'autre pour s'en sortir, souvent grâce à la présence de nombreux checkpoints.

Test WALL-E Playstation 3 - Screenshot 28Le saut de cigogne est mis à contribution dans cette séquence de pure plate-forme.

Tout aussi importante que WALL-E, EVE ne se contente pas de rester à ses côtés pour le couvrir en tirant sur tout ce qui peut représenter une menace pour lui ou de le porter à bouts de bras. Elle dispose aussi de ses propres niveaux de jeu qui se déroulent dans les airs ou carrément dans l'espace, et qui s'apparentent donc davantage à du shoot. Il existe en fait deux types de phases bien distinctes selon qu'on évolue librement dans les environnements à la recherche d'éléments à détecter, ou bien qu'on vole dans un tunnel qu'il faut traverser avant la fin du temps imparti. Ces deux phases sont assez convaincantes mais le manque de challenge dans ces niveaux nuit beaucoup à leur intérêt. A l'instar de son compagnon, EVE avoue d'ailleurs ses limites dans les scènes d'action où l'on se borne à esquiver les tirs comme on peut tout en fonçant direct à l'objectif. Sans se révéler réellement prenant, le soft se laisse jouer de bout en bout sans dépasser les 6 à 8 heures de durée de vie. Bien sûr, les bonus à dénicher foisonnent dans les niveaux, mais encore faut-il trouver l'envie d'y retourner pour mettre la main dessus. Malgré la présence d'un mode multijoueur et de trop rares cut-scenes inspirées du film, WALL-E reste donc un jeu sympa sans plus, moins novateur qu'on l'espérait et surtout beaucoup moins indispensable que le film.

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