Ratchet & Clank : Quest for Booty

Ratchet & Clank : Quest for Booty

Téléchargeable sur le Playstation Store pour un peu moins de 15€, ce Quest for Booty peut être considéré comme une sorte de bonus, une extension de l'histoire d'Operation Destruction jusqu'à son dénouement pour les plus curieux. Rappel des faits. Dans le dernier opus, le premier sur PS3, Clank finissait l'aventure enlevé par les Zonis, ces petits robots surpuissants qui ont pourtant ponctuellement aidé notre duo de choc à progresser dans leur quête. Mystérieux et apparemment dotés de pouvoirs inaccessibles aux autres protagonistes de l'univers de la série, les Zonis n'ont rien laissé filtré de leurs intentions. Tout juste a-t-on pu comprendre qu'ils considèrent Clank comme l'un des leurs et qu'il n'a rien à faire auprès de Ratchet. Les puristes se souviendront qu'à la base, Clank faisait partie d'un plan machiavélique l'amenant à participer à la conquête d'une galaxie entière. Les Zonis ont-ils été créés par les mêmes pattes mal-intentionnées ? Ou sont-ils réellement une entité supérieure vivant dans des lieux inexplorés à ce jour ? Des réponses que ce volet doit nous apporter.

Test Ratchet & Clank : Quest for Booty Playstation 3 - Screenshot 6Désormais, la tête de clé de Ratchet lui permet de déplacer ou faire pivoter des plates-formes magnétiques.

Voilà pour les bases du scénario de Quest for Booty. Une histoire qui tourne autour d'une famille d'ennemis rencontrée dans Operation Destruction : les pirates. Ces derniers sont une étape visiblement obligatoire sur le long chemin qui sépare Ratchet de Clank. Pour la première fois depuis les débuts de la série (si l'on omet Ratchet Gladiator qui n'était composé que d'arènes), un Ratchet & Clank se concentre sur un unique univers durant ces 3-4 heures de jeu. Celui-ci est sombre, vous l'aurez compris, habité par des têtes de mort, des chauve-souris et ce qu'il faut de légendes ou de malédictions. Les développeurs ont d'ailleurs profité de cette esthétique obscure pour exceller sur les effets de lumière, parfaitement maîtrisés et ô combien nécessaires à l'ambiance générale du titre. Ratchet va donc investir des sites parfois sousterrains, d'autre plus aériens, mais devra traiter, tromper et affronter les pirates très régulièrement, et notamment ce bon vieux capitaine Darkwater. Comme il s'agit de la suite directe des évènements du précédent volet, Ratchet débute l'aventure avec une partie des armes déjà acquises. On se rend d'ailleurs compte ensuite qu'il n'existe pas de vendeur Gadgetron. Le meilleur moyen de racheter les armes perdues entre-temps est d'aller visiter le contrebandier, jamais en rade de marchandise hors de prix. Notez que si Ratchet doit faire sans l'hélipack de Clank, il peut compter sur l'aide de Talwyn, fidèle au poste. Cependant, elle n'est pas de grande utilité au Lombax puisqu'assez passive bien que courageuse durant les mêlées.

Test Ratchet & Clank : Quest for Booty Playstation 3 - Screenshot 7En agrippant des insectes fluorescents au bout de sa clé, Ratchet peut éclairer l'obscurité.

Côté gameplay, tous les repères sont évidemment là, avec quelques petites subtilités en bonus. Désormais, Ratchet peut déplacer ou faire pivoter des plates-formes magnétiques en utilisant la tête de sa clé. Un gadget bien efficace qui compense l'impossibilité de planer grâce aux hélices de Clank. Une clé qui lui permet également de s'éclairer dans l'obscurité. Pour ce faire, il lui suffit d'attraper des insectes fluorescents (il y en a toujours lorsque c'est nécessaire) et de les tenir tels des torches au bout de la clé. Ils s'avèrent même indispensables pour effrayer les chauves-souris, qui, lorsqu'elles attaquent groupées, sont impossibles à repousser. Enfin, la clé, décidément plus utile que jamais, permet aussi de lancer des boules de feu (ou d'autres projectiles) afin de briser des portes en métal solide. En parallèle, les énigmes à résoudre pour franchir des portes de pirates sont assez banales. Ratchet doit se faire passer pour le capitaine Darkwater en jouant des morceaux de musiques macabres ou en composant des cocktails à base d'ingrédients répugnants, le tout, sous forme de mini-jeux de mémoire. Le reste du gameplay est évidemment identique à Opération Destruction : extrêmement efficace, quasi sans faille et surtout très accessible, quel que soit le niveau de difficulté choisi. Autrement dit, il serait bien dommage, pour tout fan de la franchise d'Insomniac, de se passer d'un tel condensé de fun, plus joli et immersif que jamais.

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