Race Driver : GRID

Race Driver : GRID

Il saute aux yeux dès les premiers tours de roue que Race Driver : GRID est un jeu développé pour plaire à un maximum de joueurs. Que l'on soit adepte de simulation, de conduite arcade ou de contacts rugueux, on y trouvera son compte, à un moment donné, sans apprécier forcément le profil du titre de Codemasters. Revendiquée comme une licence toute fraîche, cette production ne manque pourtant pas de s'inspirer de nombreux jeux de courses déjà bien installés sur le marché. Certains maisons (TOCA, Colin McRae : DIRT), d'autres voisins (Full Auto, Need For Speed), pour un mélange assez explosif. Le gameplay de GRID tente de mixer le plus habilement possible le réalisme d'une modélisation des dégâts extrêmement poussée, la conduite arcade d'un Colin McRae DIRT, le fameux retour dans le temps de Full Auto et le Drift d'un NFS ProStreet. Difficile comme ça d'imaginer qu'un tel cocktail puisse s'asseoir sur les quatre roues d'une voiture de grand tourisme. Pourtant, et malgré un pilotage parfois frustrant, les sensations sont là.

Test Race Driver : GRID Playstation 3 - Screenshot 30Les circuits urbains ont tendance à déboucher sur un enchaînement d'accrochages avec les rails de sécurité.

A l'aide du moteur graphique de DIRT, GRID livre une prestation technique assez réussie. Si les couleurs semblent un peu flashy et certains effets (notamment le flou persistant) exagérés, force est de constater que le tout a fière allure. Un constat appuyé par une modélisation des dégâts des plus impressionnantes au moment des crashs et des ralentis qui se regardent sans lassitude. Ceux-ci utilisent de nombreux angles de courses-poursuites cinématographiques pour vous faire revivre la course que vous venez de terminer d'une toute autre manière. A cela s'ajoute le flash-back, visuellement accrocheur. Une option piquée du côté de Full Auto qui permet de faire machine arrière après vous être explosé dans un mur de pneus. Limitée à quatre utilisations par course, cette alternative n'a cependant guère d'intérêt dans la mesure où l'IA se plaît à vous envoyer gaiement dans le décor. Du coup, un certain déséquilibre apparaît, à tel point qu'on se demande si les développeurs n'ont pas trop tiré sur la corde et mis sur roues l'une des IA les plus brutales du moment. Quoi qu'il en soit, jouer des coudes est une quasi-obligation, à l'instar d'un pilotage tout en dérapages, si le modèle conduit le permet, fait de braquages et contre-braquages nécessitant une bonne connaissance des tracés.

Test Race Driver : GRID Playstation 3 - Screenshot 31Le cadran supplémentaire dans une Mustang d'il y a 30 trente ans. Mieux que dans une Aygo.

Petit à petit, Race Driver GRID emboîte le pas de TOCA, dont il n'est pas censé être une suite. Ainsi, le joueur progresse petit à petit dans le monde de la compétition automobile. Après avoir fait ses preuves lors des premières courses dont il choisit le niveau de difficulté et les aides au pilotage (on conseille d'ailleurs vivement de conserver le contrôle traction pour éviter de conduire sur des oeufs), il participe à la création d'une écurie avec ce que cela comprend de gestion de sponsors et d'argent cumulé çà et là. Tout ceci est regroupé dans le mode Monde de Grid qui rassemble toutes les catégories de véhicules (tourisme, monoplaces, drift, démolition, endurance...) sur de nombreux circuits officiels (Spa, Le Mans, Nürbürgring, Yokohama, etc.). En parallèle, le joueur peut se faire la main sur des courses exhibitions parmi les nombreuses portions de chacun des tracés. Enfin, le multijoueur n'est pas délaissé avec la possibilité de jouer jusqu'à 12 sur le Xbox Live et le Playstation Store (en fonction du support). Notez pour finir que le jeu dispose d'un multijoueur en réseau local mais pas d'écran partagé sur la même machine, ce qui est une petite déception.

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