LocoRoco Cocoreccho!

LocoRoco Cocoreccho!

Comme vous le savez certainement, LocoRoco est avant tout une histoire de feeling entre un design atypique et le joueur qui devra dès lors passer une sorte de frontière visuelle afin de profiter pleinement de ce jeu de réflexion. Une fois cette étape franchie, vous aurez droit à quelque chose de coloré et de naïf par bien des côtés, même si cet aspect est totalement assumé par les développeurs. La version PS3 dispose de toutes ces qualités (ou tares, selon de quel côté de la barrière on se trouve) et nous demande donc d'amener un certain nombre de Locos (de petites bestioles malléables de toutes les couleurs, dignes successeurs des Barbapapas) jusqu'à des portails afin de continuer l'aventure. En parlant de ça, sachez que Cocoreccho ne dispose d'aucun mode de jeu à proprement parler, l'aventure débutant à peine le titre affiché à l'écran. En somme, il suffit ici de parcourir le monde mis à notre disposition et de sauver tout ce qu'il y a à sauver. Maintenant, la jouabilité se veut adaptée au support et profite, entre autres choses, du Sixaxis.

Pourtant, la première différence entre Cocoreccho et le jeu initial implique que vous ne dirigerez plus un Loco mais un papillon qui guidera ses "ouailles" jusqu'à bon port. Malheureusement, cette petite différence entraîne de grosses conséquences, notamment au niveau du gameplay. Ainsi, vous aurez à balader votre insecte un peu partout jusqu'à trouver un Loco endormi. Ensuite, via une pression sur le bouton Rond, vous pourrez réveiller la bête afin qu'elle vous suive. Le but sera alors de dénicher d'autres créatures pour atteindre un portail avec le nombre requis de boules colorées pour clôturer l'objectif. Notez que rien ne vous empêchera d'utiliser la carte mentionnée plus haut pour atteindre des endroits éloignés afin de poursuivre votre besogne. Le Sixaxis, lui, sera mis à profit (en l'inclinant, en le secouant) pour actionner des mécanismes ou faire pencher des éléments du décor afin de faire progresser votre petite troupe de Lemmin... Heu, Locos. Le problème est qu'on a l'impression de moins maîtriser la chose vu qu'on doit toujours attendre que les Locos veuillent bien se bouger le popotin. De plus, si le Loco ne se trouve pas dans le périmètre de la vague sonore générée par votre papillon, il ne bougera pas d'un pouce. Bref, sans flinguer complètement le concept, cette évolution de gameplay dessert le jeu au lieu de l'améliorer. Maintenant, à moins de trois euros, vous pouvez sans peine vous laisser tenter d'autant que la bande-son est aussi entraînante que celle de son aîné (si si) et que dans l'absolu, l'univers reste à découvrir.

Test LocoRoco Cocoreccho! Playstation 3 - Screenshot 32La larve se transformant en papillon ? Mouais...

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