Half-Life 2 : Episode One

Half-Life 2 : Episode One

Que sont donc devenus Gordon et Alyx après l'explosion de la Citadelle ? Et surtout, comment ont-ils pu survivre ? Une question à laquelle on aura encore un peu de mal à répondre, toujours est-il qu'ils l'ont fait et que c'est au pied de cette tour infâme que démarre ce premier nouvel épisode. A peine dégagé des décombres par deux vieilles connaissances et après avoir subi quelques discours inquiétants, vous n'attendrez pas longtemps avant d'avoir à trouver un chemin vous menant vers... le coeur de la Citadelle. Un retour peu réjouissant en compagnie d'Alyx pour une première séquence de jeu que vous devrez parcourir avec pour seule arme le gravity gun. Si cela vous donne le sentiment de revivre la fin d'HL2 à l'envers, c'est normal. Déroutante, cette phase d'introduction vous verra multiplier les puzzles simplistes mais en dépit de son caractère un peu répétitif, elle parvient rapidement à replonger le joueur dans l'ambiance si particulière de Half-Life 2. Laissant déjà peser sur nous l'urgence de quitter ces lieux au bord de l'explosion pour retrouver le monde extérieur. Avec le seul canon anti-gravité, il faudra se défendre de l'assaut de quelques soldats, se protéger de la chute de débris énormes et actionner des mécanismes, phase probablement la plus fastidieuse soit dit en passant.

N'étant ni une suite ni un add-on, n'attendez pas du jeu qu'il change radicalement les bases de HL2. Vous ne trouverez ici ni armes ni décors inédits mais la nouvelle campagne mise sur pied par Valve, loin d'être décevante. Après avoir eu droit au SiN Episode de Ritual court, linéaire et plat, Valve nous livre un jeu court, linéaire mais endiablé. De la Citadelle aux égouts en passant par un parking souterrain et jusqu'au retour à City 17, la progression à travers les chapitres du jeu sait faire preuve de variété et de nervosité, et l'atmosphère réussit une fois de plus à vous scotcher. De plus, chaque niveau a son petit truc à lui. Ici il faudra crapahuter dans le noir façon Doom 3, là on bouchera des terriers de fourmillons avec des carcasses de voitures avant de compter sur Alyx pour sniper tout ce qui passe devant nous, etc.

La formule classique combats/puzzles est donc toujours de rigueur, mais fonctionne de façon légèrement différente. En premier lieu, les combats sont devenus bien plus nerveux et intenses, l'époque où l'on faisait face à un ou deux types d'ennemis à la fois est révolue. Aujourd'hui, il faudra composer avec des assauts simultanés de headcrabs, de zombies, de fourmillons et surtout de zombies du Cartel, plus forts, plus rapides que les premiers et parfois armés d'une grenade. Certains combats deviennent franchement tendus, d'autant qu'il n'est pas rare du tout de se trouver à court de munitions. D'ailleurs, les promenades dans l'obscurité feraient presque penser à un survival horror, en plus dynamique puisqu'on se trouve littéralement assailli de toutes parts par des créatures que l'on distingue à peine. On ne cachera pas qu'il arrive parfois qu'on en ait un peu ras la casquette tant les choses peuvent prendre un tour absurde. Mais on surpasse ces moments de faiblesse pour mieux poursuivre la progression. Là encore, comme dans HL2, l'absence de niveaux et de cinématiques est toujours un bon moyen de nous faire coller au jeu. Impliquant malheureusement que les loadings impromptus continuent de nous pourrir un peu la vie.

L'autre différence de taille vis-à-vis de Half-Life 2 est bien évidemment la présence d'Alyx à vos côtés pendant quasiment toute la durée de la campagne. Malgré un aspect un peu boulet, force est de constater qu'elle est un soutien appréciable. Son comportement est un subtil mélange de scripts et d'adaptation dynamique à notre situation. Si vous avez besoin d'aide, elle fera feu et vous indiquera les menaces, prouvant son efficacité au combat à maintes reprises. Clairement, la campagne solo se joue de façon coopérative avec elle. Son rôle ne se bornant pas à débloquer des portes ou à faire des commentaires stupides. Le meilleur exemple est probablement celui du parcours à la lampe torche pendant lequel il vous faudra éclairer les monstres afin qu'elle puisse les neutraliser. Une action d'autant plus délicate que, je le rappelle, votre torche fonctionne sur batteries.

Avec ce dynamisme trépidant, on réalise vite qu'on n'a pas décroché le jeu depuis qu'on l'a lancé, le revers de la médaille étant qu'on se rend compte dans la même pensée qu'on vient de le finir. Et cette pensée, elle nous traverse l'esprit après environ 4 ou 5 heures de jeu selon votre niveau. Ce qui est diablement court. Et contrairement à SiN, Episode One a le bon goût de ne pas décevoir, tout juste de stresser un peu au cours de quelques scènes un peu ardues. On ajoutera sur la petite liste de griefs la déception relative au scénario qui ne nous apprend finalement pas grand-chose de nouveau. En revanche, on peut mentionner les quelques améliorations graphiques apportées au Source Engine, textures un peu plus fines. Episode One nous offre des jeux de contrastes de lumières et d'éblouissement souvent somptueux. De manière générale, la réalisation est de haute volée et la qualité des animations faciales du Source restent inégalées. Décidément, on a beau dire, Valve ne manque pas de ressources pour nous surprendre.

Test Half-Life 2 : Episode One Playstation 3 - Screenshot 1Ces boules d'énergie sont le premier élément qui fera le lien entre HL et Portal.

Test Half-Life 2 : Episode One Playstation 3 - Screenshot 2City 17 a pris un méchant coup. Fallait pas fâcher le Cartel.

Test Half-Life 2 : Episode One Playstation 3 - Screenshot 3Dans la Citadelle, le gravity gun modifié devient votre seule arme.

Test Half-Life 2 : Episode One Playstation 3 - Screenshot 4L'IA n'a guère fait de progrès dans Episode One.

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