Folklore

Folklore

Folklore est un jeu atypique. Atypique dans le sens où il est difficile de dire à quel genre il appartient au premier coup d'oeil. Jeu d'aventure ? Jeu d'action ? RPG ? Un peu de tout ça en fait même si après quelques heures de jeu, on se dit que ce n'est ni plus, ni moins qu'une sorte de mix entre Pokemon et Kameo. Mais opérons un brusque retour en arrière pour situer l'action. Tout commence par l'arrivée de Keats un journaliste officiant pour un magazine traitant d'occulte et Ellen, jeune demoiselle armée de deux nattes blondes et d'un kilt taille XS, dans le petit village de Lemrick. Si le premier et la seconde ne se connaissent pas, ils vont malgré tout s'entraider tout au long de l'histoire qui finira par lier leurs deux destinées. Ainsi, si Ellen est à la recherche de sa mère disparue il y a 17 ans de cela, Keats va se retrouver confronté à une histoire de meurtre frappant le hameau. C'est d'ailleurs cette atmosphère pleine de mystères qui nous fait dire au tout départ qu'on va devoir compiler les indices pour faire la lumière sur toute cette affaire. Malheureusement, on pourra être déçu de la suite des événements si on s'attend à un vrai mélange des genres.   

De fait, Folklore nous permet bien de discuter avec les habitants du village mais ces conversations seront tout le temps dictées par le scénario et se solderont toujours par un objet permettant d'accéder au Netherworld, sorte d'antichambre avant le grand plongeon mortuaire. A ce sujet, l'intronisation d'Ellen en tant que messagère des morts se fera dès le départ puisque la mistinguette sera directement au centre de l'intrigue. Keats, lui, jouera quelque peu le rôle de protecteur de la belle, ceci donnant lieu à deux histoires différentes, chacune s'étalant sur sept chapitres. C'est d'ailleurs un des points importants du titre qui veut qu'on puisse jouer chaque chapitre avec l'un et l'autre des personnages si tant est qu'on veuille vraiment savoir de quoi il en retourne à Lemrick. Ainsi donc, à chaque fin de niveau, vous pourrez à loisir continuer avec le personnage que vous venez de diriger ou bien poursuivre avec l'autre. De plus, à l'image d'un Resident Evil 2, certains choix interféreront directement sur le scénario de votre camarade. Par exemple, dans le chapitre 3, vous pourrez choisir de combattre le Folklore du niveau (soit le gardien du royaume visité) dans un palais sous-marin ou au contraire vous rendre dans un marais pour en sauver le jeune Henri. De fait, si vous optez pour la première option, vous n'aurez d'autre choix que de vous rendre dans le marais avec le second personnage.

Bref, deux scenarii complémentaires en termes de rencontres ainsi qu'au niveau des cinématiques, vu que les lieux arpentés restent les mêmes à quelques embranchements près. Au final, ceci nous donne une durée de vie d'une vingtaine d'heures, un peu plus si vous décidez de résoudre quelques quêtes annexes obtenues auprès du tavernier du village. Lesdites quêtes, téléchargeables pour certaines par le biais du online, restant un bon moyen de glaner des bribes d'informations scénaristiques supplémentaires, vous aurez tout intérêt à revenir sur vos pas dans les stages déjà visités afin de vous la jouer Sherlock Holmes de l'impossible. Ces virées seront aussi utiles afin de booster vos familiers. Nous touchons ici le second point extrêmement précieux de Folklore. En somme, en plus de situer son histoire en Irlande, ceci ne nous évitant pas quelques délires vestimentaires dignes des meilleures productions japonaises, Game Republic s'est penché sur le folklore de nos proches cousins insulaires.

De cette surprenante rencontre est ressortie la possibilité d'absorber l'âme des monstres pour s'en resservir par la suite. Comment procéder ? Le plus simplement du monde mes bons amis. Tout d'abord, c'est seulement dans le Netherworld que vous aurez accès à cette capacité. Une fois face à un monstre, vous devrez dans un premier temps le battre jusqu'à ce qu'il soit groggy et qu'il laisse s'échapper son âme au-dessus de lui. Ensuite, en appuyant sur le bouton R1, vous lockerez l'adversaire puis en imprimant un mouvement vers le haut avec le Sixaxis, vous récupérerez le Folk, ceci vous octroyant aussi de l'EXP (en plus ou moins grand nombre si vous réussissez à capturer plusieurs Folks en même temps) pour augmenter l'endurance de Keats ou Ellen. A ce titre, l'utilisation de la manette est pour une fois bien pensée et si le tout fait un peu office de gadget au début, la méthode est de plus en plus évoluée et change en fonction des Folks qu'on veut récupérer. D'un simple mouvement vertical, il vous sera demandé d'agiter le Sixaxis de droite à gauche en respectant un timing, de secouer rapidement le pad puis d'arrêter subitement, etc, les conditions requises pour battre les monstres étant souvent plus pointilleuses lorsqu'il s'agit de venir à bout d'un des gigantesques boss du titre. Pour revenir sur ces fameux Folks, notez que vous en trouverez six ou sept différents par royaume, chacun ayant un pouvoir spécifique. Une fois associé notre hôte à un des quatre boutons d'action du Sixaxis, on pourra alors tirer à distance, brûler nos ennemis, nous servir d'une sorte de gelée sur pattes pour nous protéger ou profiter de la puissance de feu d'une espèce d'araignée-tank. Plusieurs ennemis ayant des points faibles ou certains endroits étant accessibles grâce à un Folk bien précis, vous devrez alors constamment reformer votre groupe de quatre créatures en passant par un menu d'inventaire via le bouton L2.

Folklore est donc une petite surprise en soi même si on peut lui reprocher plusieurs choses à commencer par le fait que les développeurs n'aient pas été au bout de leurs idées, via le mélange des genres qui n'est ici que fictif. On retrouve aussi quelques problèmes de caméra, bien qu'on puisse en gérer l'angle lors des affrontements. Rien de comparable ceci dit avec Genji 2, ce souci ne brimant pas le plaisir de la découverte. A côté de ça, l'aspect aventure est réduit à quelques dialogues avec les habitants de Lemrick, qui sert ici de point névralgique autour duquel gravitent les royaumes du Netherworld. L'aspect RPG, lui, semble aussi n'être qu'un pâle souvenir fugace né de trailers marqués par une imagerie fantaisiste. La "gestion" des Folks n'est au final basée que sur l'utilisation intensive de ceux-ci afin de remplir plusieurs conditions (battre un nombre bien précis d'ennemis avec telle créature, absorber plusieurs monstres du même type...) pour booster leurs caractéristiques. Mais que diable, Game Republic nous offre malgré tout une aventure dépaysante qui s'abreuve non pas de bière mais bel et bien d'une cosmogonie peu usitée dans le jeu vidéo. La progression étant limpide, le jeu ne perd pas de temps et va le plus souvent à l'essentiel en alternant séquences narratives et combats énergiques. En conclusion, cette rencontre entre deux mondes, sans être détonante n'en reste pas moins étonnante.

Test Folklore Playstation 3 - Screenshot 31This is living...

Test Folklore Playstation 3 - Screenshot 32A tout moment, en appuyant sur L2, vous pourrez modifier la composition de votre équipe de Folks.

Test Folklore Playstation 3 - Screenshot 33L'utilisation du Sixaxis est mise à contribution pour en finir définitivement avec vos ennemis.

Test Folklore Playstation 3 - Screenshot 34Les trois barres en haut de l'écran représentent notre vie, l'énergie utilisée pour invoquer les Folks et l'expérience.

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