Colin McRae : DIRT

Colin McRae : DIRT

Out la recherche d'un certain réalisme de fond proche de celui d'un WRC, bienvenue à DIRT, un ensemble de disciplines qui vont banaliser le gameplay du jeu. Jamais un Colin n'aura autant penché vers l'arcade et une conduite sans trop de subtilités, simplifiée de sorte à ce que chacun puisse se prendre, rien qu'un instant, pour un pilote chevronné capable de faire chuter les chronos. Si l'idée de présenter la série comme un digne représentant du championnat du monde des rallyes est abandonnée, celle d'en faire un Toca version rallye est née. Pas de vrais pilotes, pas de vrais tracés, pas de vraies compétitions mais le mélange des genres avec un panel de véhicules assez intéressants, des spécialistes du genre (Impreza, Celica, etc.) aux camions en passant par des 4X4 et des buggies. Pourtant, pas de quoi s'orienter vers la diversification d'une jouabilité finalement peu variable d'un bolide à l'autre. Là aussi, choix délibéré de Codemasters.

DIRT et ses menus en presque 3D se présentent sous des formes tout à fait classiques d'un jeu de rallye. En solo, le joueur peut s'essayer à des rallyes uniques, participer à des championnats par catégories ou carrément entamer une carrière composée d'une soixantaine d'épreuves. Un mode carrière qui ne ressemble finalement à aucun autre car il n'est qu'un enchaînement de courses diverses sans logique de classements (par temps ou par points) mais qui s'avère être le noyau du titre puisque c'est un passage obligé pour débloquer courses et véhicules. C'est là que l'on retrouve tous les types de courses : rallye simple (par chronos), rallye cross (course à plusieurs simultanément) ou super spéciales. Le tout conditionné par un type de véhicule précis : propulsions classiques, 4X4 modernes, buggies, camions. En multi, si le online est évidemment au rendez-vous, on ne peut que déplorer l'absence d'un mode deux joueurs en écran splitté. Pour affronter un humain offline, il faut donc posséder deux machines et, forcément, deux jeux afin de profiter de la liaison multiconsoles. Si la raison de cette absence est injustifiable, gageons qu'il s'agit là d'un choix de performances.

L'objectif du mode carrière est de débloquer les courses une à une sur un tableau à la difficulté progressive. A chaque podium, une certaine somme est remportée en fonction du niveau préalablement choisi parmi cinq échelles distinctes, proposant certains degrés de dégâts mécaniques et du niveau des adversaires. De quoi vous offrir assez d'argent pour investir dans de nouveaux véhicules et des peintures supplémentaires. A côté de cela, aucune gestion, de quelque manière que ce soit. Le joueur est automatiquement guidé du début à la fin de la carrière qui au final, n'en est pas une. Les objectifs secondaires résident donc dans le fait de réussir à garnir son garage de l'intégralité des 46 véhicules du jeu. Côté constructeurs français sont au rendez-vous Citroen C2 et Xsara 4x4, Peugeot 205, 207, 307 WRC et 405 T16 et Renault 5 Maxi Turbo et Clio. Evidemment, les modèles les plus courants que sont Celica, Impreza, Lancer et autres Delta sont disponibles. Ajoutons à cela des voitures plus anciennes (Abarth, Stratos), exotiques (Exige, TT), massives (X3, Pajero) ou puissantes (Escudo, FTO). Une liste non exhaustive mais néanmoins représentatives du contenu mécanique de ce Colin McRae : DIRT.

En terme de gameplay, on ne répétera jamais assez que le jeu n'est pas une suite directe du précédent Colin et qu'il ne retient finalement que son penchant pour l'arcade. Disposant de six vues (deux en poursuite, une sur le capot, une au sol et deux intérieures), le jeu se prend en main très rapidement. Accompagné d'un copilote très clair dans ses précisions mais qui omet parfois d'indiquer certains dangers, le joueur prend un plaisir immense à jouer sur les rares subtilités du gameplay. Que ce soit sur bitume, bitume mouillé, terre boueuse ou terre sèche (en Allemagne, Australie, Espagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie ou Japon), les réactions de la voiture ne changent pas énormément et tout est fait de braquages/contre-braquages et de petits dosages sur la direction pour éviter de choper une pierre ou de monter sur un talus. Face à une IA agressive, on se retrouve souvent à jouer des coudes pour se frayer un chemin, notamment lorsqu'il est question de courses de buggies. On notera également qu'une modélisation des dégâts extrêmement poussée a été développée pour créer des impacts impressionnants et provoquer de sacrés dommages sur une mécanique dont il faut impérativement prendre soin. Quoi qu'il en soit, les sensations de vitesse sont au rendez-vous et c'est bien tout ce qui compte dans un jeu arcade. Certains pourront toutefois être tentés de lâcher la manette au moment du premier contact de par la répétitivité du gameplay. Une erreur car après quelques petites heures de jeu, le charme opère et il devient bien délicat de lâcher le pad...

Test Colin McRae : DIRT Playstation 3 - Screenshot 6Les buggys proposent un style de conduite original mais très instable.

Test Colin McRae : DIRT Playstation 3 - Screenshot 15Les vues intérieures sont de toutes beauté et s'avèrent parfaitement jouables.

Test Colin McRae : DIRT Playstation 3 - Screenshot 16L'IA, de nature arcade, a tendance à ne pas faire dans le détail.

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