Blitzkrieg : Rolling Thunder

Blitzkrieg : Rolling Thunder

Deuxième stand alone officiel après Burning Horizon, Rolling Thunder ne vous propose pas de diriger les troupes allemandes du général Rommel comme son prédecesseur, mais celles du général américain Patton. On retrouve immédiatement le soucis du détail historique propre aux jeux Blitzkrieg, puisque la campagne est très fidèle aux événements qui se sont déroulés lors de la Seconde Guerre Mondiale. Vous voyagerez au quatre coins du monde. On retrouve pêle mêle des opérations se déroulant à Casablanca, en Sicile (opération Husky de 1943), en Normandie (opération Cobra), on a aussi droit à la Bataille des Ardennes, au passage du Rhin près d'Oppenheim, au raid de Hammelburg (tentative de Patton de libérer son beau-fils d'un camp de prisonniers) et à la capture d'une usine secrète d'armement à Pilsen.

Test Blitzkrieg : Rolling Thunder PC - Screenshot 16Trous dans le sol, corps qui gisent ci et là, pas de doute, c'est bien un combat acharné qui s'est engagé.

Comme d'habitude avec Blitzkrieg, la campagne est particulièrement bien scénarisée et les missions données aux joueurs sont intéressantes et variées. Pour les accomplir, vous disposez de nouvelles unités. C'est ainsi qu'on voit apparaître l'infanterie Norvégienne, les tirailleurs arabes, la guérilla russe, le tank Sherman HSVV, des avions modifiés tels que le P51 pour l'attaque au sol ou le Navy Fighter 6F6 Hellcat. Tous bénéficient évidemment de statistiques fidèles à la réalité. Petit plus qui a néanmoins son importance : il est possible de jouer le rôle de la Résistance française lors de quelques missions. C'est quand même très bien d'y avoir pensé. La campagne s'accompagne aussi de missions solo que l'on peut jouer indépendamment, et un patch, paru récemment, a même ajouté la possibilité de jouer en multi sur 4 cartes (3 en capturer le drapeau et une en mode assaut).

Mais ce qui fait la spécificité de Rolling Thunder c'est le tout nouveau système de capture de certains bâtiments. Une fois que vous avez pris ces constructions particulières, celles-ci donnent droit à de nouvelles unités. Si vous capturez par exemple un aéroport, vous gagnez plus de supports aériens. Dans le cas ou vous contrôlez une gare, cela vous permettra de récupérer régulièrement des tanks. Bien sûr vos ennemis pourront aussi prendre ces lieux stratégiques. Tout cela donne donc d'âpres luttes pour la possession de ces bâtiments.

Test Blitzkrieg : Rolling Thunder PC - Screenshot 17Attention car le danger vient aussi du ciel.

Hormis cette petite innovation que l'on espère voir reprise dans Blitzkreg 2, Rolling Thunder garde un gameplay très semblable aux autres jeux de la série. Pour ceux qui ne connaitraient pas encore, je rappelle que comme dans Codename Panzers, il est impossible de créer soit même des unités en cours de mission. Il faut se contenter des véhicules et des hommes qui vous sont octroyés au début de la partie, en sachant bien que ceux-ci gagnent en efficacitré au fil des combats. En outre, il n'y a aucune gestion de ressources ce qui permet de vous concentrer sur les déplacements de troupes et les combats. Et les possibilités stratégiques sont vraiment nombreuses : poser des mines, réparer des tanks, détruire les ponts pour ralentir la progression adverse... Les amateurs de tactique militaire seront aux anges surtout que les missions sont vraiment très intéressantes et consistent parfois à défendre une position à tout prix, à aller chercher une unité en territoire hostile, à attaquer des bases adverses ou encore à s'emparer de points névralgiques comme des carrefours. Et c'est bien là le principal point fort du jeu : l'intérêt des missions qui va crescendo lorsqu'on avance dans la partie. Rolling Thunder comblera à n'en pas douter tous ceux qui ont apprécié Blitzkrieg et qui souhaitent s'occuper en attendant sa suite.

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