Blitzkrieg 2

Blitzkrieg 2

En fait, ce qui ne change pas, c'est le contexte dans lequel on est plongé : la Seconde Guerre mondiale. Autre élément qui n'a pas évolué : il n'est toujours pas possible de construire ses propres bâtiments ni de créer ses unités pendant la partie. Il faut donc se contenter dans chaque mission des troupes qui nous sont données au départ et tenter de les préserver. Cela fait de Blitzkrieg 2 un jeu plus tactique que la grande majorité de ses concurrents. Cependant, les développeurs ont aussi voulu rendre leur dernière création accessible au plus grand nombre (ce qui était loin d'être le cas dans Blitzkrieg premier du nom, très élitiste), c'est pourquoi, hormis quatre niveaux de difficulté qui sauront s'adapter à chacun, on peut désormais utiliser des renforts pendant les parties.

Test Blitzkrieg 2 PC - Screenshot 172Les explosions sont superbes.

Et c'est là l'un des apports majeurs de ce second volet. En cas de difficulté, le joueur peut en effet appeler des troupes ou des véhicules supplémentaires pour compléter son armée. Il choisi même le type d'unités qu'il souhaite appeler. Il faut évidemment tenter d'adapter sa demande à la nature de l'objectif à accomplir et aux ennemis qui tentent de nous arrêter. Par exemple, à quoi bon appeler des chasseurs si aucun avion ennemi n'est présent dans les parages ? Bien évidemment, on ne peut pas appeler autant de renforts que l'on souhaite puisque leur nombre est limité (ce serait trop facile sinon). Limité pour chaque mission, mais aussi limité plus globalement sur chaque partie des campagnes. Car chacune des trois campagnes de Blitzkrieg 2 (dans lesquelles le joueur peut contrôler les Alliés, les allemands ou les russes) est divisée en chapitres comprenant plusieurs missions facultatives et une mission principale. Préserver ses renforts pendant les premières permet de grossir ses réserves pour la seconde. Mais avant de pouvoir lancer la mission principal, il faut remplir un certain nombre d'objectifs annexes affichés sur l'écran de chapitre.

Test Blitzkrieg 2 PC - Screenshot 173La carte du chapitre avec la ligne de front et les différentes missions annexes accessibles.

On nous promettait une campagne dynamique où la ligne de front pouvait varier selon les réussites et les échecs du joueur, mais force est de constater qu'au final, on en est très loin. Certes, lorsqu'on gagne, on voit bien la ligne de front bouger, mais si on échoue, celle-ci restera figée et vous pourrez recommencer jusqu'à ce que vous réussissiez. On aurait très bien pu imaginer un système où, une fois qu'une mission est ratée, cela influe sur la ligne de front avec une avancée ennemie pour mettre le joueur en difficulté. Ce n'est hélas pas le cas et c'est bien dommage car l'aspect dynamique en prend un coup. Au final, on se met à faire toutes les missions annexes d'une carte avant de passer à la mission principale puis au prochain chapitre. Bref, l'aspect linéaire qu'on nous promettait absent du jeu reprend finalement le dessus puisque la seule liberté qui nous est autorisée concerne l'ordre dans lequel on veut faire les objectifs annexes.

Test Blitzkrieg 2 PC - Screenshot 174Oups ! Je me suis fait repéré ! Ca va chauffer !

Même si toutes les promesses n'ont pas été tenues sur ce plan, il faut reconnaître que les différents objectifs qui nous sont confiés sont, pour une fois, vraiment variés et intéressants. On parcourt les trois campagnes avec grand plaisir d'autant que des petits ajouts viennent encore enrichir les parties comme le gain d'expérience pour le joueur mais aussi la nomination des officiers supérieurs. Entre les missions, vous aurez en effet la possibilité de faire monter en grade un soldat pour en faire un officier supérieur. Celui-ci aura pour rôle de commander toutes les unités d'un type de renfort particulier (les chars lourds, par exemple). Il ne combat pas sur le champ de bataille mais dirige les unités depuis un QG positionné en dehors de la carte. Chaque promotion accordée au joueur grâce à ses victoires lui permet ainsi de nommer un officier supérieur pour le type de renfort de son choix. Loin de n'être qu'un détail, un type d'unité disposant d'un officier supérieur peut augmenter ses performances, mais aussi acquérir de nouvelles compétences tactiques.

Test Blitzkrieg 2 PC - Screenshot 175Certains combats se déroulent en pleine ville (mais il n'y a aucun civil dans Blitzkrieg 2).

Mais alors pourquoi "seulement" 15/20 ? Et bien parce que certains aspects gâchent un peu le tableau à commencer par le mode multijoueur, loin d'être assez complet pour nous occuper de nombreuses heures. On ne dispose, en effet, que de 10 cartes et les parties consistent simplement à s'emparer d'un maximum de points stratégiques sur la map, points qui vous permettront d'obtenir plus de renforts. On aurait aimé avoir des modes multijoueurs un peu plus variés et des cartes plus nombreuses. Les développeurs comptent visiblement un peu trop sur la communauté, sur les joueurs eux-mêmes pour créer des maps et des mods enrichissant le contenu grâce au puissant éditeur qui est fourni. Un plus gros regret encore : l'absence totale de mode escarmouche, il est donc impossible de jouer seul aux cartes multijoueurs sauf en les tripatouillant dans l'éditeur de maps. Vraiment dommage. Plus anecdotique, on déplore aussi de voir que certains tirs sont capables de traverser les habitations sans les toucher le moins du monde. C'est assez fréquent lorsqu'un char tire sur un autre char protégé par un immeuble : le boulet ne sera pas arrêté par la construction et il ira, comme si de rien n'était, détruire l'ennemi visé. En clair, la gestion des collisions est plutôt assez hasardeuse. Enfin, dernier point qui fâche, le pathfinding aurait pu être meilleur ce qui nous aurait évité de voir nos chars rouler sur les tranchées et, par la même occasion, sur nos troupes qui y sont planquées. Au final, Blitzkrieg 2 est quand même une très bonne suite qui vaut surtout pour ses trois campagnes solos passionnantes.

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