Besieger

Besieger

A la différence du jeu de Microsoft, Besieger est uniquement inspiré par la mythologie nordique. La campagne solo débute dans des temps troublés. En effet, Karon le cimmérien, frustré d'avoir toujours dû céder le trône à son frère aîné, profita de son absence pour s'emparer du trône et déclencher une guerre sanglante. Vous débuterez l'aventure en dirigeant Barmalay le chef Viking et ses troupes luttant contre l'envahisseur. Ensuite, vous prendrez le contrôle de Korin, ancien leader cimmérien qui veut récupérer son trône. Il est inutile de préciser que si lors de la partie, un de ces deux héros venait à mourir, cela signifierait la fin de vos espoirs de progression. Il faudra donc bien veiller sur Barmalay pendant que vous jouez les Vikings et sur Korin lorsque vous contrôlerez les cimmériens. La campagne comprend 12 grands niveaux qui vous feront visiter de vertes prairies, des étendues désertiques et des donjons lugubres. Hélas, la variété des niveaux est assez limitée et on se rend vite compte que tous sont un peu basés sur le même modèle. Dommage !

Test Besieger PC - Screenshot 30Je suis en train de tuer de l'ogre pour libérer quelques hommes fait prisonniers.

Autre petit défaut, le nombre d'unités disponible est très faible : une vingtaine différente seulement. On se retrouve donc souvent à entraîner un ou deux types d'hommes pour attaquer ou défendre une position. J'utilise volontairement le mot "entraîner" car vous ne produisez pas à proprement parler de nouvelles unités. Je m'explique, l'ouvrier est à la base de tout : de la construction des différentes bâtisses à la récolte de ressources (bois, pierre et fer) au nombre d'unités guerrières présentes. En effet, c'est en faisant entrer un ouvrier dans un bâtiment dédié à la guerre (caserne...) qu'il se transformera en archer, en lancier... Et l'inverse est aussi possible : si vous faites entrer un lancier dans une caserne il redeviendra un ouvrier. Bref, sans ouvrier, vous ne pouvez rien faire. Dès lors, on est en droit de se demander d'où ils proviennent. Et bien contrairement à beaucoup d'autres jeux de stratégie où c'est votre hôtel de ville qui produit de telles unités, ici, elles sont automatiquement créées lorsqu'une maison est construite. Ainsi, 5 ouvriers sortent de chaque baraque, et ce nombre peut être doublé si vous upgradez une maison.

Test Besieger PC - Screenshot 31Une scierie en pleine activité.

Ce système assez original s'avère très pratique à l'usage. Hélas, il est un peu gâché par le nombre très limité d'unités disponible (moins d'une vingtaine par camp) et de bâtiments différents. Heureusement, certaines unités sortent de l'ordinaire. On apprécie ainsi de pouvoir contrôler des dirigeables, des ballons dotés de lance-flammes ou des engins de siège comme les béliers ou autres échelles d'assaut qui vous seront indispensables pour franchir les murs des cités fortifiées. En effet, certaines missions vous demanderont de réussir un siège et d'attaquer frontalement une ville. Pour cela, outre les unités de base, vous disposerez aussi d'unités spéciales comme des guérisseurs qui soignent les hommes se trouvant à proximité.

Test Besieger PC - Screenshot 32En bleu : l'unité qui soigne mes hommes.

Côté multijoueur, on ne peut pas dire que les développeurs se soient beaucoup foulés. Il y a quatre modes différents : deathmatch (tuer toutes les unités adverses), relique (protéger sa relique et prendre celle de l'adversaire), bataille (un deathmatch sans possibilité de construction de bâtiments ou d'unité) et siège (un joueur défend un fort tandis que l'autre l'attaque). Ces quelques modes ne sont pas originaux comme vous pouvez le constater. Mais le principal problème c'est que seules huit cartes sont disponibles, et encore, certaines sont réservées à un mode particulier. C'est vraiment trop peu, surtout qu'aucun éditeur n'est présent. Il est cependant possible de jouer jusqu'à 8 en LAN, ou sur internet via une adresse IP directe ou sur GameSpy. Un mode escarmouche permet aussi de jouer aux cartes et aux quatre modes multi en solo contre l'ordinateur.

Test Besieger PC - Screenshot 33Les balistes vous seront très utiles pour prendre les cités adverses.

La réalisation du jeu est quant à elle très honnête : les graphismes sont assez réussis et bénéficient de textures tout ce qu'il y a de plus bucolique. Le ciel est aussi des plus joli et on remarque bien l'alternance jour-nuit. Il est possible de procéder à toutes les rotations et zoom d'angle de caméra grâce à la molette de la souris. Un petit problème gâche en revanche le plaisir du joueur : les chargements. Même si ceux-ci sont relativement courts, ils sont beaucoup trop fréquents. Côté ambiance sonore, du bon travail a été accompli que ce soit pour les voix françaises, les bruitages ou les musiques. Le tout colle parfaitement à l'ambiance. Au final, on ne peut qu'avoir un sentiment mitigé en jouant à ce jeu. Besieger est loin d'être mauvais, mais il n'est pas assez riche aussi bien en solo qu'en multi pour concurrencer les grands noms du STR. Dommage !

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