Beetle Crazy Cup

Beetle Crazy Cup

Le plaisir oui, mais souvent chahuté ! Beetle Crazy Cup (BCC pour les intimes) n’est pas une promenade de santé ou une excursion en campagne, dans les champs de blé ou dans les vertes montagnes. Non, on fait ici du sport, et du vrai ! Gardez vos lunettes et vos fleurs si vous voulez, mais n’oubliez pas non plus de prendre le casque, et d’attacher la ceinture ; et pas question non plus de conduire en passant la tête par le toit ouvrant ou par la fenêtre comme un teckel.

Test Beetle Crazy Cup PC - Screenshot 9

BCC propose généreusement cinq types de compétitions, cinquante-deux courses différentes et quarante voitures, de quoi s’amuser pendant de très longues heures au coin du feu (enfin c’est comme vous voulez, moi j’aime bien les coins de feu). Il y a trois principales façons de s’essayer au jeu : la course simple, le championnat ou le Beetle Challenge. C’est dans ce dernier que vous pourrez toucher à tout : à la course de vitesse qui se pratique sur circuit ; au cross dans des arènes bosselées et ensablées ; au Buggy avec des engins du même nom ; au Grand Saut où vous vous élancez pour prendre un tremplin et sauter le plus loin possible ; et enfin au Monster, parcours d’obstacle consistant en un slalom en force et en finesse au volant d’un Truck à la ricaine. A chaque fois, il faut réussir les courses plusieurs fois avant de pouvoir passer à la suite, et la difficulté est au rendez-vous… Les pilotes les plus aguerris seront mis à rude épreuve, je peux vous le dire.

Test Beetle Crazy Cup PC - Screenshot 10

C’est d’ailleurs un des points sombres du jeu : boudiou c’est dur ! Si la patience ne fait pas partie de vos qualités, vous êtes mal barrés. Bon je veux pas non plus vous déprimer, il faut simplement que vous le sachiez. La difficulté repose sur deux facteurs : le niveau de vos adversaires et la jouabilié un peu curieuse. En mode championnat, alors que je me suis promené dans la première épreuve (il y en a trois au total), j’ai terminé bien loin au classement général dès la deuxième. Et je parle pas du troisième, où il faut vraiment réaliser des miracles pour gagner (ou avoir du pot). En fait, vos adversaires sont sans pitié : premièrement ils sont fichtrement rapides et ne commettent jamais vraiment d’erreurs (ou si peu) ; puis deuxièmement ils vous jartent dans le décor en un rien de temps, on croirait jouer à un simulateur d’auto-tamponnantes ! C’est frustrant, et ce schéma se produit le plus souvent en Cross, un truc vraiment casse-bonbon :).

Test Beetle Crazy Cup PC - Screenshot 11

La jouabilité est donc l’autre point mitigé. La maniabilité par rapport au contrôleur de jeu n’est pas en cause, l’engin à l’écran répondant au quart de tour ; non ce qui pose problème, c’est le comportement routier des machines. Elles se comportent un peu comme si elles ignoraient toute loi physique terrienne et ne répondent à aucune logique. En effet, alors que vous pourrez passer de 100 km/h à 0 en une seconde chrono et même pas 10 mètres en montant sur les freins, il vous faudra un angle complètement démeusuré pour tourner en mode Cross par exemple, la voiture étant une vraie savonnette en virage. Difficile ici de comprendre comment piloter un engin aussi curieux. De plus, la gestion des régimes moteurs n’est pas vraiment plausible, et si vous essayez de jouer en boîte manuelle, vous aurez quelques difficultés pour passer les vitesses au bon moment.

D’ailleurs, ce problème de passage de vitesse en mode manuel est fortement contrarié par le son du moteur. De piètre qualité, les fluctuations sont trop peu perceptibles pour permettre au pilote que vous êtes de savoir correctement quand changer de rapport. Dommage. Je parle ici au nom de ceux qui apprécient la conduite totale, pour les prévenir ainsi qu’ils ne doivent pas s’attendre à faire des parties de conduite pure. Car cet aspect n’importe pas vraiment dans BCC : le fun et l’amusement doivent primer.

Test Beetle Crazy Cup PC - Screenshot 12

De fait, dans cette optique, on peut dire que les développeurs ont plutôt réussi leur coup. Les musiques à elles seules sont une sacrée dose de bonne humeur et de joie de vivre, celles-ci vous incitent presque à la conduite courtoise : « excuse moi frère, je dois te dépasser, je met mon clignotant si tu veux » ! Enfin tout dépend de la tête du client, c’est vrai… :) Le côté réalisation est tout à fait honnête, si on excepte quelques clips tout de même assez fréquents. Pas de quoi paniquer évidemment, et Beetle Crazy Cup s’en tire au final « avec les honneurs » (comme on dit si bien) et devrait plaire aux joueurs pas trop exigents.

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