Beam Breakers

Beam Breakers

Honteusement pompé ? Oui, et plutôt deux fois qu'une ! Car même si le soft ne bénéficie pas de la licence du film de Luc Besson, il n'en propose pas moins le même type de courses que celles qu'on voit dans le long métrage, et donc aussi dans NYR. On ne sera donc pas étonné de retrouver les mêmes environnements de jeu, ou presque, censés figurer la fameuse Big Apple de l'année 2374 : Neo York. Des gratte-ciels vertigineux entre lesquels on slalome tant bien que mal à bord de véhicules anti-gravité. Des faisceaux lumineux en guise de routes, et des files de véhicules qui vous frôlent sans crier gare et semblent suivre une trajectoire invisible.

C'est ici, dans l'ombre de ce trafic urbain quotidien que se tiennent les courses de Beam Breakers. Des courses illégales aux enjeux déterminants pour les gangs rivaux de Neo York qui se disputent le contrôle de la ville. Le joueur incarne une nouvelle recrue qui doit faire ses preuves en remportant les courses du championnat Beam Breakers, et mener à bien un certain nombre de missions qui lui permettront de se faire respecter de ses pairs. Tout cela au nez et à la barbe de la police !

Test Beam Breakers PC - Screenshot 3Certaines missions sont beaucoup plus faciles que d'autres.

On choisit un gang parmi les cinq proposés, et c'est parti pour une trentaine de courses en championnat, une cinquantaine de missions et des parties multijoueur pour jouer à 6 en réseau ou sur internet. Jusqu'à 40 véhicules pourront être débloqués au fur et à mesure de vos exploits dans les courses classiques. Là où l'on peut difficilement trouver à redire à Beam Breakers, c'est sur la quantité de modes de jeux qu'il propose. Outre le didacticiel et le mode Observation, totalement sans intérêt, on découvre avec surprise un mode Survival qui teste votre endurance face à la police dans des portions de circuit entièrement libres. Sur le papier, ça peut sembler intéressant, mais dans la pratique c'est le comble de la non-jouabilité.

Test Beam Breakers PC - Screenshot 4Les vues extérieures ne sont pas les plus jouables.

En parlant de ça, il faut préciser que sur les trois vues proposées dans le jeu, seule la vue cockpit mérite le qualificatif de jouable. Pourtant, le gameplay n'a rien de sorcier et le challenge est on ne peut plus basique, mais les engins anti-gravité ne sont pas suffisamment réactifs pour autoriser des manoeuvres un peu extrêmes. Résultat, les courses se résument à de grands tracés quasiment dénués d'obstacles, que l'on traverse de bout en bout sans lâcher le bouton de turbo. Jamais une conduite pied au plancher n'aura semblé aussi soporifique que dans ce titre. L'impression de vitesse est nulle, le pilotage sans intérêt, les obstacles sont inexistants, et le level design ressemble à celui des chenilles qu'on voit dans les fêtes foraines.

Test Beam Breakers PC - Screenshot 5Le chemin à suivre est tracé sur la map.

Pour ceux qui auraient joué à New York Race, dites-vous que les environnements sont similaires, mais avec quasiment pas d'obstacles, si ce n'est le passage des véhicules civils. La densité du trafic est d'ailleurs paramétrable, et je vous conseille de monter le volume des musiques si vous ne voulez pas vous endormir devant les bruitages ridicules de ce soft. Que faire pour se motiver ? Eh bien, pourquoi pas un tour dans le mode Missions, tiens ? Après une épreuve de routine sans grand intérêt, les choses se corsent beaucoup plus avec des challenges complètement tirés par les cheveux, comme distribuer des pizzas en visant des cibles censées symboliser les clients, démolir des restaurants ou vous exercer au vol de voitures. On sort vite de ce qui s'apparente presque à un cauchemar pour le joueur, pour revenir à des courses plus classiques et constater rapidement pourquoi elles ne parviennent pas à captiver. Les power-ups se résument à des turbos et autres items de réparation sans jamais servir de pièges ou d'armes vis-à-vis des autres concurrents. Pire pour un jeu de courses, les tracés ne se devinent pas directement au coeur de l'action, mais il suffit de suivre une sorte de tunnel virtuel pour trouver son chemin sans se poser de questions. Ou tout simplement de jouer en gardant les yeux rivés sur la map, puisque le parcours est gravé au feutre au cas où on n'arriverait pas à suivre les faisceaux lumineux. On cherche désespérément le challenge, la difficulté, l'intérêt et les sensations, mais en vain. Alors c'est sûr, les chocs sont beaucoup moins nombreux et les courses plus faciles que dans NYR, mais le plaisir de jeu est complètement inexistant. C'est tout de même un comble de voir que le jeu de Kalisto, pourtant bourré de défauts, fait figure de chef-d'oeuvre comparé à Beam Beakers.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site