Barrow Hill : Le Cercle Maudit

Barrow Hill : Le Cercle Maudit

La scène d'introduction met tout de suite dans le bain : Barrow Hill mise tout sur son ambiance, une ambiance oppressante et malsaine. La cinématique est composée de plusieurs petites séquences filmées mises bout à bout et au rendu assez particulier car en noir et blanc. Celle-ci est mal compressée, ce qui fait qu'elle a un côté assez "sale". On en sait très peu dans cette introduction sur le contexte dans lequel se déroule le jeu. Le personnage que l'on va incarner est en train de rouler dans sa voiture. Il écoute la radio et c'est par ce biais que l'on apprend que l'histoire commence le soir de l'équinoxe d'automne, une date particulière puisque c'est celle où la durée de la nuit est la même que celle du jour. Soudain c'est la panne, impossible de redémarrer. On se retrouve bloqué en plein coeur des bois de Cornouailles en pleine nuit. Et c'est à ce moment que la partie commence véritablement.

Test Barrow Hill : Le Cercle Maudit PC - Screenshot 44Il y a beaucoup d'interaction avec les décors : certains objets qui ne servent à rien sont clicables.

Tout se déroule en vue subjective et en écran par écran. La prise en main est donc immédiate puisqu'on retrouve un gameplay proche des anciens jeux d'aventure à la Myst. Comme dans ce dernier, il n'y a d'ailleurs aucune possibilité de regarder autour de soi si bien que l'on pourrait qualifier Barrow Hill de jeu "diapositives". Tout comme dans Myst, on retrouve aussi quelques personnages filmés que l'on peut croiser au cours de l'aventure. Ceux-ci sont néanmoins très rares et le plus souvent on erre seul dans la station service et ses environs ce qui renforce le côté inquiétant de la chose puisqu'il semble y avoir quelque chose tapi dans l'ombre... La grande force du jeu réside non seulement dans son ambiance, mais aussi dans son côté non linéaire. On peut en effet aller librement où on le souhaite et résoudre les énigmes dans l'ordre que l'on veut. Evidemment, cette liberté est relative puisque même si vous parvenez par exemple à réparer le relais téléphonique dès le début de l'aventure, il vous faudra trouver un téléphone portable pour véritablement en profiter. De même, si les chemins sont toujours ouverts, certains nécessitent que vous ayez auparavant trouvé une lanterne pour vous éclairer. Tout cela est cependant très bien fait et on n'a pas l'impression d'être placé sur des rails comme c'est le cas dans beaucoup d'autres jeux du genre.

Test Barrow Hill : Le Cercle Maudit PC - Screenshot 45Ne rêvez pas, cette cabine ne fonctionne pas.

Dans Barrow Hill, on découvre les pièces du puzzle au fur et à mesure. On en apprend plus sur un archéologue qui faisait des recherches sur un cercle de pierre, sur la mystérieuse disparition d'une équipe d'ouvriers une nuit de novembre... Ce sont ces éléments qu'il faudra que vous mettiez bout à bout pour comprendre le fin mot de l'histoire. A ce propos, on regrette un peu de ne pas avoir de journal qui résumerait les découvertes que l'on a faites. Cela n'aurait pas été du luxe pour noter automatiquement les indices récoltés car en l'état, le papier et le stylo sont deux outils indispensables pour progresser. On est de ce fait parfois un peu perdu et on ne sait plus trop ce qu'il faut faire. C'est le revers de la médaille des jeux non linéaires, mais ce revers aurait en partie pu être contourné si un journal clair et précis s'était écrit automatiquement au fil du jeu. Ce qui est sympathique en revanche, c'est le nombre conséquent d'interactions avec le décor. Il est possible d'agir sur un nombre important d'objets et ce, même si cela n'a aucune influence sur l'aventure elle-même. Vous pouvez par exemple manger un gâteau, toucher au robinet des toilettes, à la sauce posée sur la table du restaurant... Au final, voilà un titre qui, s'il ne révolutionnera pas le petit monde du jeu d'aventure, se révèle être plutôt agréable à parcourir, surtout de nuit toutes lumières éteintes. Brrr...

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