Army Men : Toys in Space

Army Men : Toys in Space

Ceux qui ont joué aux deux premiers jeux du même nom peuvent économiser leurs sous. A dire vrai, les autres aussi. Prenez exactement les mêmes ingrédients, ajoutez-y des ennemis en forme de monstres et de robots, une histoire de type science-fiction en arrière plan, puis greffez l’appellation « In Space » au titre et vous obtenez un simple bis. Mais les bis de mauvais jeux sont aussi de mauvais jeux, La Palice ne me contredirait pas. Dans Army Men, le joueur que vous êtes incarne Sarge, un petit soldat de plastique appartenant au camp des verts. L’action se déroule sur une planète inconnue, perdue aux fins fonds de l'espace, où les monstres qui la peuplent se sont ligués avec les beiges, ennemis jurés des verts, pour conquérir la galaxie. Vaste programme qui vous attend donc, puisque vous avez en charge de mener les opération de nettoyage de ce joli petit monde.

Test Army Men : Toys in Space PC - Screenshot 1

Pour y parvenir, des hommes sont sous votre commandement. Formez des escouades, donnez des ordres, déployez vos troupes sur le champ de bataille, amassez les armes et munitions sur votre passage et servez-vous des quelques véhicules disponibles : un char, une chenillette, une Jeep, un aéroglisseur… il vous faudra coordonner au mieux ces arguments offensifs. Les armes dont pourront se servir les soldats vont de la tapette à mouches au lance-flammes, en passant par le bazooka ou la mine, soit une vingtaine au total. Il existe quatre modes de jeu pour faire mumuse avec tout ça : entraînement, campagne, bataille et multijoueur. En campagne, vous suivez bêtement le scénario et devez remplir une série de missions, alors que le mode bataille permet de choisir entre plusieurs types de jeu : capture ou sauvegarde d’un drapeau, liquidation en règle de tous les ennemis, prise d’une colline, etc. Enfin, je vous passe les détails du jeu en multijoueur.

Test Army Men : Toys in Space PC - Screenshot 2

L’impression qui se dégage à l’écran est équivalente à celle des films de science-fiction de série B, ceux où les couleurs orange, marron et vert kaki recouvrent chaque élément de décor, où les musiques ringardes et les sons electronques débiles illustrent vulgairement les images, et où enfin les acteurs sont affublés de vêtements tapis de ces boutons en plastique gris pâle que l’on trouve généralement sur les anciennes machines à laver bon marché. Bref, ça fait toc. Bien sûr, les développeurs ont joué en partie la carte du second degré et de l’humour ; malheureusement on ne rit pas, en s’ennuie. Car pour achever de noircir le tableau, la jouabilité est désespérante, peu précise, surtout quand il s’agit de viser et de tirer sur l’ennemi. Du coup, le jeu est difficile est réellement stressant. Non, vraiment, on ne parvient pas à retirer ne serait-ce qu’un souffle de satisfaction en jouant à ce troisième volet d’Army Men.

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