AnnaLiberty:DescenteauxEnfers

Anna Liberty : Descente aux Enfers

Pour ceux qui l'ignoraient encore : les temps sont durs. Rien à voir avec le réchauffement climatique ou la hausse du prix de l'essence, ce qui vous attend est bien plus grave : une armée de porcs s'est lancée à la conquête du pays. Pour ne rien arranger votre dobermann s'est fait kidnapper par ces cochons. Il n'en faut pas moins à Anna Liberty pour prendre les armes et pour lutter contre cette invasion. Elle partira donc à la recherche de son chien en exterminant au passage tous les soldats qui veulent s'en prendre aux champs de tournesols. Les scénaristes du jeu n'en sont pas restés là en matière d'idées farfelues : lorsque vous aurez terrassé le chef des porcs, qui ressemble d'ailleurs furieusement à un clone d'Hitler, celui-ci vous avouera qu'il ne faisait que suivre les indications d'un vampire... Vous l'aurez compris, il ne s'agit pas de prendre l'histoire du jeu au sérieux. Un peu comme dans un Serious Sam, ce grand n'importe quoi n'est finalement qu'une excuse pour vous faire garder le sourire le temps de massacrer tous vos ennemis.

Test Anna Liberty : Descente aux Enfers PC - Screenshot 1Heureusement vos ennemis laissent parfois des munitions derrière eux.

L'univers du jeu a tout de même de quoi laisser songeur : on se demande d'où peut bien sortir cette jeune chanteuse habillée comme un personnage de Matrix qui se bat contre une horde de cochons en uniforme. Le titre original nous apporte un début de réponse : Gluk'Oza : Action ! A moins que vous ne passiez vos vacances sur les plages de Crimée, vous ignorez sans doute que Gluk'Oza est une chanteuse de variété russe très célèbre. Pourtant vous avez peut-être déjà entendu au moins l'une de ses chansons puisqu'elle est présente sur la tracklist de GTA IV, sur la station de radio Vladivostok FM pour être précis. Dans ses clips, la chanteuse est souvent représentée de la même manière que dans le jeu, on la retrouve d'ailleurs en train de lutter contre les mêmes porcs et les mêmes vampires. Du coup on ne s'étonnera pas que le jeu ait une forte identité musicale. On n'est pas obligé d'apprécier ce mélange de sons électroniques et de notes de guitare toutes droit sorties de la bande-son de Pulp Fiction, mais il faut reconnaître que la musique donne du rythme à ce jeu d'action.

Test Anna Liberty : Descente aux Enfers PC - Screenshot 2Les décors ne sont pas toujours de très bon goût.

D'ailleurs heureusement que l'humour et la musique sont là pour donner du rythme à des phases d'action qui se révèlent très vite répétitives. Le gameplay adopté est celui d'un jeu orienté arcade avec des environnements ouverts, une vue aérienne et une ribambelle d'ennemis. L'intérêt de ce type de jeu est généralement à chercher du côté d'une jouabilité nerveuse qui vous permet de faire face à des hordes de plus en plus nombreuses. Malheureusement vous ne retrouverez pas cette frénésie dans Anna Liberty : les armes sont d'une précision discutable et mettent un temps fou à se recharger. Dès lors vous êtes condamné à passer votre temps à fuir pour éviter une confrontation trop directe avec les groupes d'ennemis. Le jeu déçoit aussi par sa durée de vie puisqu'il ne vous faudra pas plus de 4 heures pour en faire le tour. Finalement ce sont les graphismes qui sauvent la mise du jeu. Si l'on fait abstraction des immondes cut-scenes qui s'intercalent entre les niveaux, il faut bien avouer que la beauté des environnements est plutôt surprenante pour un jeu développé par un obscur studio russe. Ceux-ci ont en réalité adapté le moteur d'un autre de leur titre, Warfare. Si Anna Liberty est loin d'être le jeu du siècle, il aura donc au moins eu le mérite de nous présenter le travail de la Game Factory, un studio russe qui nous réserve peut-être d'autres surprises.

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