Alpha Black Zero : Intrepid Protocol

Alpha Black Zero : Intrepid Protocol

Sur un fond de complot futuriste tournant autour de colonies interplanétaires, de corruption et de plein de choses qu'on voit tous les jours aux infos, Alpha Black Zero vous met dans la peau du leader d'une escouade d'élite très Ghost Recon dans l'esprit, dont chaque membre est pourvu d'un équipement qui lui est propre et que l'on pourra incarner à volonté. Se voulant jeu de tactique, ABZ intègre bien évidemment un système d'ordres incluant les classiques du genre. On notera au passage que la-dite interface est assez mal fichue d'ailleurs.

Test Alpha Black Zero : Intrepid Protocol PC - Screenshot 34C'est marrant, on se croirait presque dans PlanetSide.

Que dire si ce n'est qu'ABZ est un Ghost Recon en plus simple et en plus lourd. La tactique n'est en fait qu'illusoire ici, on progresse sans même avoir de mini-map du niveau, tout juste une boussole et même si en apparence les cartes sont ouvertes, on comprend vite qu'il n'est pas possible de s'écarter du chemin tracé par les développeurs. En matière de level design ABZ se montre peu inspiré, et souvent même fatiguant par la longueur des niveaux. L'aspect tactique n'est donc certainement pas à rechercher dans de quelconques waypoints. Idem, s'il est possible en début de mission d'opter pour un kit d'armes lourd, furtif ou standard, c'est clairement ce dernier qui l'emporte systématiquement. On n'aura ensuite qu'à passer d'un homme à un autre pour varier les styles, le plus souvent, on oscillera entre le leader et le sniper. Vos alliés ne sont toutefois pas totalement inutiles et videront assez efficacement les parages d'une bande de malotrus importuns. Mais on évitera de leur en demander trop pour ce qui est de trouver leur chemin tout seuls comme des grands. Non mais c'est que faire le tour d'une caisse c'est pas toujours facile non plus. Dans la série des trucs crispants et toujours à propos de nos petits copains, il aurait été intelligent de les rendre aptes à refaire eux-mêmes le plein de munitions sur les points de ravitaillement au lieu d'obliger le joueur à le faire manuellement pour chacun. C'est le genre de détails qui n'aident pas à se débarrasser de cette impression d'être suivi par des Sims.

Test Alpha Black Zero : Intrepid Protocol PC - Screenshot 35Les modèles sont tout de même assez vilains.

Les ennemis ne font pas franchement mieux en matière d'I.A. D'abord on retrouve cette sensation qui a fini par devenir déplaisante dans Ghost Recon, ce sentiment de se battre essentiellement contre des têtes d'épingles. En gros, on tire sur des ennemis qui ont assez de malice pour détaler comme des lapins, sauf quand ils s'immobilisent tétanisés, toujours comme des lapins mais pris dans les phares d'une voiture cette fois. Inutile d'attendre quelques réactions surprenantes de leur part. Quant au corps, il est... amusant. Ce qui commence à allonger cruellement l'addition du jeu et ne fait que ramollir un peu plus un gameplay déjà soporifique, composé de longues marches dans un pseudo couloir, ponctué d'une séance de tir fadasse. La mauvaise qualité des armes n'arrange en rien les choses sur ce dernier point. Le pistolet de base est plus efficace que la mitrailleuse et l'effet produit par les armes rappelle plus un fusil à air comprimé de fête foraine qu'un super gun de la mort qui tue.

Test Alpha Black Zero : Intrepid Protocol PC - Screenshot 36On aura rarement vu un briefing de mission aussi verbeux. Pff, je te demande pas l'histoire du cosmos, juste qui je dois tuer.

Et comme si cela ne suffisait pas la réalisation a vraiment de l'âge. Les éléments d'ambiance sont clairement ratés, à part peut-être les musiques. Enfin quand on les entend parce que, allez savoir pourquoi, le son est buggé en diable. Voilà soudain que je n'entends plus la musique, ou les speeches, ou encore les déflagrations. Etonnant. Graphiquement le jeu ne fait guère mieux avec des textures certes convenables mais un frame-rate un peu fou et des modèles animés de manière somme toute passablement ridicule. La vue à la troisième personne permet de s'en assurer et de constater la charmante façon dont le personnage glisse sur le sol. Ce qui ne l'empêche pas à l'occasion d'accrocher au sol sans que l'on comprenne vraiment pourquoi. De toutes façons, tout ce qu'on comprend en jouant à Alpha Black Zero, c'est qu'on n'a pas tellement envie d'y jouer trop longtemps.

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