Alida

Alida

Mais pourquoi je vous parle de Kyo, moi ? Ah oui, tout ça pour introduire Alida, le groupe que personne ne connaît. En même temps, c'est normal puisque ce groupe n'existe pas. Enfin, pas dans la réalité en tout cas. Le groupe existe au travers d'un jeu qui lui est dédié, et qui, du coup, porte son nom. L'histoire du groupe n'est pas banale. Suite à un premier album acclamé par les foules, les quatre membres d'Alida pètent un câble et voient grand. Plutôt de refaire un disque pour combler les fans, ils décident de construire un parc au milieu de l'océan, surplombé par une gigantesque guitare longue de 324 mètres. Mais comme souvent, le succès monte à la tête des musiciens, et l'argent commence à les diviser. Chacun prend une part du butin et le cache dans la partie du parc qui lui revient. Normal. Ce qui l'est moins, c'est que l'un des membres a disparu et que vous partez sur l'île à sa recherche.

Test Alida PC - Screenshot 1Votre exploration débute sur ce luxueux balcon.

Même sans avoir visionné l'interview du créateur d'Alida qui est livré en bonus avec le jeu, les influences du titre sont évidentes à déceler. On retrouve une goutte de Comer, trois doses de Rhem, mais surtout une grosse louche de Myst, période Riven. Sans retrouver l'exotisme de ce-dernier, l'exploration du parc d'Alida rappelle un peu la découverte de Riven. On évolue dans un monde divisé en plusieurs zones c'est vrai, mais qui reste tout de même cohérent grâce aux mécanismes qui semblent tous sortis du même imaginaire. La progression se fait petit à petit, au fil de notre découverte des lieux. A force d'observation et de fouilles complètes de chaque couloir, on comprend doucement comment fonctionne chaque puzzle. A ce titre, la difficulté pourra paraître relevée pour le joueur qui s'essaiera pour la première fois à ce type d'aventure. Par contre, l'amateur qui aura déjà survécu à Rhem ne devrait pas trop souffrir avec Alida. La logique reste bien souvent le meilleur allié, il suffit juste de la trouver.

Test Alida PC - Screenshot 2L'énorme médiator permet de faire vibrer les cordes.

Il faut savoir que Alida, le jeu, est le fruit d'une seule personne, passionnée et acharnée, qui a mené le projet dans son coin, quelque part en Australie. On ne peut donc être qu'indulgent face à la réalisation. Il est vrai que les graphismes, bloqués en 640*480, ont un peu de mal à soutenir la comparaison face au sublime Myst 4. De même, la partition sonore n'est pas toujours des plus efficaces. Mais bon, compte tenu du budget, et des moyens de développement, le résultat reste acceptable. Cela dit, tout n'est pas excusable. Aussi, quand on voit que le jeu plante assez fréquemment (des problèmes de chargements apparemment) et qu'il freeze régulièrement pour faire des accès disques, on n'est pas loin de la crise de nerfs. Il y a bien un moyen de contourner ce souci, mais il faut alors dégager un peu d'espace sur son disque dur pour copier intégralement le répertoire du jeu. A vous de voir. Plus embêtant par contre, l'architecture des lieux qui prend un malin plaisir à nous faire perdre notre chemin. Dès lors que l'option de déplacement rapide est activée (permettant de se rendre en un éclair à un lieu déjà visité), les déplacements se font chaotiques et peu pratiques. On tâtonne ne serait-ce que pour revenir sur nos pas. La conséquence directe, c'est que l'on ne prend même pas de plaisir à se promener dans les allées, les grottes et les couloirs du jeu. Au final, c'est donc la déception qui prime avec Alida. Tous les puzzles, centrés sur la musique mais pas pour autant tous musicaux, ne suffisent pas à rattraper l'affaire. C'est dommage, j'aimais bien le coup de la guitare géante.

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