Airborne Assault

Airborne Assault

Airborne Assault est le dernier né d'une partie des créateurs de Combat Mission et on ne se prive pas de nous le faire savoir d'ailleurs. Doté d'un background solide, ce dont nous avons l'habitude, le titre se base sur un moment clé de la seconde guerre, même s'il est peu connu du grand public, la campagne d'Arnhem qui mit en scène une attaque aéroportée menée par les britanniques. De ce grand moment d'histoire, Panther Games a fait un grand nom du wargame, mais malheureusement réservé à la crème des wargamers.

Test Airborne Assault PC - Screenshot 1Sans doute moment le plus convivial due, le choix du scénario.

« Etes-vous prêt à mener 40.000 hommes au combat ? », c'est la question posée au dos de la boîte du jeu, et bien posez-vous là avant de l'acheter, parce que c'est pas forcément évident de conduire de grandes troupes à la baston. C'est surtout dans le système de commandement qu'il faut chercher la grande originalité du titre. En théorie, il est possible de commander chacune de vos unités. Sur la carte, vous êtes face à de petits carrés qui les représentent tout en ayant accès à une liste détaillée de leurs composantes (infanterie, blindés, DCA etc.). Mais dans un souci de réalisme poussé, c'est toute une hiérarchie qui a été recréée et avant de parvenir au troufion, vos ordres devront passer par différents échelons et engendreront des mouvements que vous n'avez pas directement ordonnés. En clair, vous voilà face à une carte des opérations sur laquelle figurent vos troupes, 1 première cohorte formées de 5 carrés, les troupes, 2 autres sont disposées plus loin. L'une d'elle est le HQ (Head Quarter), le centre nerveux de l'ensemble. Après avoir établi votre stratégie et mis le jeu en pause, vous ordonnez au HQ en définissant ses objectifs et son cheminement. Hop, on relance le jeu et le HQ bouge pendant que les autres groupes se dirigent vers un point de ralliement, et l'assaut commence. Ici, vous êtiez le chef suprême et les « pécadilles » ont été confiées aux hommes de terrain.

Test Airborne Assault PC - Screenshot 2Formation, vitesse, profondeur du front, de quoi s'amuser.

Mais le gameplay ne se limite pas à cela, il vous est toujours possible de court-circuiter les échelons hiérarchiques et de prendre le commandement direct d'une unité et de la séparer de son « organisme » afin de lui affecter une tâche spéciale (comme la défense d'une zone.). Et pour couronner le tout, les possibilités en termes d'ordres et de stratégie sont particulièrement touffues. Non-content de permettre un vaste choix d'ordres (défense, attaque, mouvement etc.) vous pourrez délimiter les zones de front, les périmètres, opter pour le chemin le plus rapide ou le plus sûr. Dit comme cela, je me rends compte qu'Airborne Assault ne donne pas l'impression d'être absolument extraordinaire. Et pourtant, ce système de contrôle en fait un must en matière de simulation. Oubliez les titres dans lesquels on peut diriger chaque unités une par une, comme dans un véritable conflit, c'est ici impossible et commander 6 groupes de 5 ou 6 unités (composées d'un sacré paquet d'hommes) de manière individuelle est hors de question. Et c'est là qu'on se dit : « Vive le HQ ». Le tout étant en temps réel, la gestion d'un grand nombre de facteurs entrera en ligne de compte et exigera votre attention comme le classique moral des troupes.

Test Airborne Assault PC - Screenshot 3Un code de couleur aidera à la lecture de la carte.

On savait les wargames souvent peu esthétiques, dans le cas présent, c'est un doux euphémisme. La carte de jeu ressemble un peu à la carte tactique d'un Ghost Recon sur laquelle on ne passe que quelques courtes minutes. Des carrés noirs avec des infos inscrites à l'intérieur. On a vraiment le sentiment de se trouver face à du matériel militaire de l'époque et d'être dans les pompes d'un grand manitou de la guerre, à la différence près qu'ici ça remue en temps réel. Si confuse qu'elle soit au départ, il faut bien avouer que l'interface finit par se revéler assez bien construite même si le néophyte (voire même le connaisseur) risque fort de se perdre dans le dédale d'informations et de possibilités tactiques. C'est graphiquement très rébarbatif. Côté bande-son, idem, aucune musique d'ambiance, des bruitages minimalistes qui se résument à quelques coups de feu ou à de timides « clics » sur les boutons. Ouch, c'est triste. Mais le nouveau soft de Panther Games n'en demeure pas moins un ravissement pour le joueur féru de stratégie pure et dure et dont le rêve secret a toujours été de commander une grande armée.

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