Air Conflicts

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Trois campagnes sont donc au menu, une pour chaque camp. Dans chacune d'entre elles, vous devrez choisir les missions auxquelles vous souhaitez participer. Ce qui est intéressant, c'est que si vous échouez dans une des missions, vous ne pourrez pas la recommencer et vous devrez vous rabattre sur une autre. En outre, un échec vous pénalisera car vous perdrez définitivement un avion. Vous disposez en effet d'un nombre de coucous limité pour effectuer la campagne. Par exemple, pour la RAF, vous aurez accès à 3 Spitfire, 1 Mosquito et un bombardier Lancaster. Il est cependant possible de gagner des avions au fil de vos victoires.

Test Air Conflicts PC - Screenshot 14Il n'y a aucun message radio audio, c'est dommage pour l'ambiance.

Si ce principe est au demeurant séduisant, dans la pratique c'est nettement moins reluisant que sur le papier et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il faut dire que l'on a beaucoup de mal à bien entrer dans la peau d'un pilote car il n'y a pas à proprement parlé de scénario. A la différence de titres comme Secret Weapons Over Normandy (et oui, encore lui), il n'y a pas de cinématiques ni de briefings pour bien asseoir le contexte. On a juste accès à de très courts textes explicatifs qui ne sont pas forcément très séduisants. De ce fait, on a beaucoup de mal à se prendre pour un pilote. Ensuite, l'intérêt des missions laisse vraiment à désirer car elles sont beaucoup trop courtes. Il ne vous faudra en effet pas plus de dix minutes pour achever la grande majorité d'entre elles. Puisqu'on aborde la question de la durée de vie, précisons ici que chacune des trois campagnes se boucle en environ une heure. Avouez que c'est un peu léger.

Test Air Conflicts PC - Screenshot 15Il est possible d'avoir accès à des bombardiers.

Au niveau du pilotage, ce n'est pas beaucoup mieux. On se retrouve en présence d'un titre purement arcade. Nous ne critiquerons pas ce point puisque c'est un choix tout à fait justifiable et qui a fait ses preuves dans bien d'autres titres. On a donc son avion bien en main au bout de quelques minutes seulement. Le problème, c'est que ce parti pris est ici le prétexte à avoir négligé l'intelligence artificielle des adversaires qui est vraiment pitoyable et qui grève d'office tout le plaisir que l'on aurait pu prendre pendant les dogfights. Pour vous donner un simple exemple de la bêtise dont font preuve les avions ennemis, je tiens à expliquer comment se déroulent les missions de protection. Vous aurez en effet parfois à défendre des navires alliés. Ce qui est bête, c'est que vos opposants iront directement attaquer lesdits bateaux et ne se préoccuperont absolument pas de vous. Il est donc facile de se positionner derrière eux et de les liquider sans qu'ils ne réagissent. Bref, ce n'est pas brillant. Ajoutez à cela une réalisation vraiment très moyenne et vous comprendrez qu'Air Conflicts n'est décidément pas un bon titre.

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